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Le prix du baril de pétrole sous la barre des 50 $ US

Des dizaines de réservoirs de stockage de pétrole brut, vus du haut des airs.

La hausse des stocks de pétrole brut entreposés au terminal de Cushing, en Oklahoma, explique en partie la baisse du prix du baril.

Photo : Reuters / Nick Oxford

Radio-Canada

Le prix d'un baril de pétrole brut léger américain a clôturé la journée de lundi sous la barre symbolique des 50 $ US sur le marché new-yorkais pour la première fois depuis le 9 octobre 2017.

Un baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en janvier se négociait à 49,88 $ à la fermeture du New York Mercantile Exchange (NYMEX). Il s’agit d’une chute 1,32 $ US ou de 2,6 % par rapport à vendredi.

Il était aussi descendu sous la barre des 50 $ US le 30 novembre dernier, mais avait rebondi pour terminer la séance au-dessus.

La chute enregistrée lundi a été alimentée par une augmentation des stocks de pétrole au terminal de Cushing, dans l’Oklahoma, qui sert de référence pour des contrats à terme.

Selon le cabinet d’études spécialisé Genscape, cité par des courtiers, ces stocks ont augmenté de plus d’un million de barils du 11 au 14 décembre.

Cette situation survient dans un contexte où les investisseurs craignent un ralentissement de l'économie mondiale, et donc de la demande d'hydrocarbures.

Après avoir ouvert en hausse, le prix du baril « a commencé à se replier après l'ouverture dans le rouge de Wall Street », a observé Matt Smith, de ClipperData, une entreprise qui suit le transport mondial de pétrole.

« Dans un marché déjà fragile, tout signe allant dans le sens d'un ralentissement de la croissance dans les mois à venir pèse sur les perspectives de demande en brut », a-t-il rappelé.

Les investisseurs redoutent notamment les effets de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et ont été particulièrement touchés vendredi par le ralentissement des ventes au détail et de la production industrielle en novembre en Chine.

Dans le même temps, « les acteurs du marché se demandent si les baisses de production annoncées par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole [OPEP] sont vraiment suffisantes pour enrayer la chute des cours », a fait remarquer Gene McGillian, de Tradition Energy, en rappelant que les barils de Brent et de WTI ont déjà perdu plus de 30 % de leur valeur en deux mois.

Variation de la production

Devant une chute des cours, l'OPEP s'est récemment mise d'accord avec ses partenaires, dont la Russie, pour réduire sa production d'environ 1,2 million de barils par jour à partir de janvier. Il n'est pas sûr que cela suffira à contrecarrer la production américaine, qui atteint un niveau record.

Dernièrement, « la hausse de la production américaine de pétrole de schiste et la potentielle baisse de la demande [mondiale] de carburant ont pesé significativement sur la confiance du marché, malgré les efforts de l'OPEP et de ses partenaires pour rééquilibrer » les prix de l'or noir, a commenté Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures.

« Savoir dans quelle mesure les pays de l'OPEP et la Russie pourront ou ne pourront pas remplir leurs promesses constitue toujours un point d'interrogation », a commenté un analyste de la société d'investissement Raymond James & Associates, Pavel Molchanov.

« Naturellement, il y a toujours du scepticisme », a-t-il ajouté, en précisant que le président américain, Donald Trump, met de la pression sur l'Arabie saoudite, le plus important producteur de pétrole au monde, pour que les robinets ne soient pas fermés.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a de son côté perdu 67 cents ou 1,1 % pour clôturer à 59,61 $ US sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Bloomberg

Économie