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Il y a un an, Saint-Fabien vivait un cauchemar de 48 heures

Incendie majeur à Saint-Fabien.
Incendie majeur à Saint-Fabien. Photo: Raymond Beaudry
Radio-Canada

Il y a un an, la communauté de Saint-Fabien était secouée par un accident impliquant un camion-citerne sur la route 132 et par un incendie au cœur de son village et ce, en l'espace de deux jours. La petite municipalité de 1 900 résidents a réussi à traverser ses événements dans le calme et dans l'ordre grâce à son plan d'urgence et à la solidarité de ses citoyens.

Un texte de Marie-Christine Rioux d’après un reportage d’Isabelle Damphousse

À cinq heures du matin, le 15 décembre 2017, le maire de Saint-Fabien reçoit un appel téléphonique. On l’informe qu’un camion chargé de propane s’est renversé sur la 132, à l’entrée ouest de sa municipalité.

Il y a deux choses qui me sont venues en tête, les images de Lac-Mégantic, quelle horreur, et puis le plan d'urgence.

Jacques Carrier, maire de Saint-Fabien

Grâce à ce plan d'urgence, la Municipalité a réussi à évacuer rapidement une vingtaine de résidences. Les 20 familles ont pu réintégrer leur logement dès le début de l'après-midi.

Le camion est maintenant sorti du fossé.Le camion est maintenant sorti du fossé. Photo : Radio-Canada

La route 132 est fermée à la circulation, entre Le Bic et Trois-Pistoles.

Un incendie majeur le lendemain

Le lendemain, le 16 décembre 2017, un incendie se déclare au village. Quinze nouvelles résidences doivent être évacuées.

Le froid et le vent compliquent le travail des pompiers.

Les pompiers combattent le brasier à Saint-Fabien. Les pompiers combattent le brasier à Saint-Fabien. Photo : Raymond Beaudry

Un salon funéraire et une bijouterie sont détruits dans l'incendie. Trois familles sont jetées à la rue.

De plus, une panne d'électricité force la fermeture du poste de commandement.

Heureusement, le brasier ne fait aucun blessé.

Élan de solidarité dans la municipalité

Pendant l’incendie, l'épicerie du village, équipée d'une génératrice, accueille les pompiers pour qu’ils puissent se réchauffer.

Ils ont pu trouver refuge pour, à tour de rôle, faire des rondes pour venir se reposer et gagner des forces pour en alternance aller recombattre l'incendie. Ça, on doit beaucoup à notre épicerie du village, se remémore le conseiller municipal Stéphane Simoneau.

Le centre du village ne sera plus le même après cet incendie.Le centre du village ne sera plus le même après cet incendie. Photo : Caroline Jacques

Une collecte de fonds est également organisée pour venir en aide aux familles qui ont perdu leur logis dans l'incendie. Elle permet d'amasser 20 000 dollars, selon Jane Lefebvre, l’une des responsables de la campagne de solidarité.

Quand tu as besoin du monde, tu t'aperçois qu'il y a du monde. C'est pour ça qu'on est une collectivité. Quand il arrive des affaires de même, si t'as pas d'aide de personne, c'est dur de passer au travers.

Guy Beaulieu, propriétaire de la bijouterie le Coin du cadeau

Un an plus tard, les cendres ont fait place à une nouvelle construction.

Des panneaux orange et une remorqueuse bloquent la route 132.Les automobilistes doivent toujours faire un détour puisque la route 132 demeure fermée. Photo : Radio-Canada

Et si l'autoroute 20 avait été prolongée?

Les événements des 15 et 16 décembre 2017 ravivent le débat sur le prolongement de l’autoroute 20.

En tout, la route 132 aura été fermée pendant 36 heures entre Le Bic et Trois-Pistoles.

Cette fermeture prolongée de la principale route entre Le Bic et Notre-Dame-des-Neiges ravive le débat concernant le prolongement de l’autoroute 20.

Le comité de l’autoroute 20 de la Chambre de commerce et de l’industrie de Rimouski-Neigette (CCIRN) demande notamment au gouvernement de réintégrer ce chantier dans le Plan québécois des infrastructures (PQI).

Bas-Saint-Laurent

Accidents et catastrophes