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Boeing ouvre sa première usine de 737 en Chine

Une foule nombreuse devant le premier Boeing 737 livré à Air China à Zhoushan.

Cérémonie marquant la livraison du premier Boeing 737 à Air China à Zhoushan, le 15 décembre 2018.

Photo : Reuters / Thomas Peter

Reuters

Boeing a ouvert samedi son premier site d'assemblage terminal de 737 en sol chinois, un investissement stratégique dans sa bataille avec son éternel concurrent Airbus en pleine guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

L'avionneur américain a également livré le premier exemplaire de son célèbre 737 – dont l'assemblage a été achevé à Zhoushan, à 290 km au sud-est de Shanghai – à la compagnie publique Air China durant une cérémonie à laquelle ont participé des dirigeants des deux groupes, devant un parterre de plusieurs centaines de personnes.

Boeing et Airbus étendent leur présence industrielle en Chine dans la course aux commandes engagée sur ce marché aérien en forte croissance. La Chine devrait détrôner les États-Unis comme premier marché mondial de l'aviation lors de la prochaine décennie.

Le groupe de Chicago a investi 33 millions de dollars l'an dernier pour prendre une participation majoritaire dans une coentreprise avec la société d'État COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China) pour construire le site terminal, chargé d'installer l'intérieur des appareils et d'en peindre l'extérieur.

Tensions commerciales

Boeing revendique la place de premier exportateur américain et a livré l'an dernier à des clients en Chine un quart des appareils qu'il a fabriqués. Selon lui, la demande totale en avions neufs devrait y atteindre 7700 unités au cours des vingt prochaines années, évaluées à 1200 milliards de dollars.

La cérémonie d'inauguration a toutefois été ternie par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, engagés tous deux dans une bataille de représailles douanières. Les deux premières puissances économiques mondiales ont conclu une trêve de 90 jours pour tenter de négocier un accord commercial.

« Si je suis nerveux à propos de la situation? Bien sûr que oui », a dit John Bruns, président de Boeing Chine, lors d'une conférence de presse. « Nous devons penser à long terme avec la Chine. À plus longue échéance, je pense avec optimisme que nous trouverons une solution. »

« Une zone d'éclaircie »

Les appareils fabriqués aux États-Unis ont pour le moment échappé aux droits de douane chinois, contrairement à d'autres secteurs de l'économie américaine. Pour John Bruns, le secteur de l'aviation reste « une zone d'éclaircie » dans les tensions entre Washington et Pékin.

Interrogé sur la possibilité d'accord de transfert de technologie entre Boeing et la COMAC, le patron de Boeing Chine a répondu que l'objectif de la nouvelle usine était d'achever l'appareil pour sa livraison finale.

« Ce n'est qu'une partie du processus de production de nos avions », a-t-il souligné.

Boeing vise à terme un objectif de 100 livraisons d'appareils par an à Zhoushan. Mais John Bruns n'a pas dit à quelle vitesse il comptait atteindre ce cap.

Il a également indiqué que l'avionneur n'avait pas pour l'heure l'intention d'étendre la mission de Zhoushan à d'autres modèles d'avions.

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