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Les libéraux souhaitent la COP26 en 2020 à Québec

Les cheminées d'une centrale électrique au charbon, en Europe.
L'Amérique du Sud accueillera la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques de 2019. Photo: Reuters / Peter Andrews / Reuters

Après la COP24, qui vient de clore ses travaux à Katowice, en Pologne, il serait temps que le Québec accueille le sommet annuel des Nations unies (ONU) sur les changements climatiques. C'est le vœu du Parti libéral du Québec (PLQ), qui souhaite une réelle mobilisation dans ce sens chez les gens d'affaires et la classe politique.

Pour l’opposition officielle, il faut faire pression pour que le gouvernement caquiste de François Legault présente la candidature du Québec pour la tenue dans la province du sommet de 2020, la COP26.

En entrevue à La Presse canadienne, le député libéral de Nelligan, Monsef Derraji, qui a pris part à la COP24 à Katowice, estime que 2020 est le moment opportun pour le Québec.

« L'Amérique du Sud, dit-il, accueillera la COP de 2019 et selon l'ordre habituel, cela devrait revenir à l'Amérique du Nord par la suite ».

Le Royaume-Uni a déjà manifesté son intention d'accueillir la COP de 2020, mais l'Europe a déjà été l'hôte en 2015 et cette année, tandis que l'Afrique – le Maroc – a accueilli la COP de 2016, et les Fidji, pour l'Océanie, en 2017, ajoute M. Derraji.

Mais ce n’est pas aussi simple, fait remarquer Étienne Leblanc, journaliste spécialisé en environnement à Radio-Canada. « L’ONU ne distingue pas l’Amérique du Nord de l’Amérique du Sud », explique-t-il. Le premier critère pour octroyer le lieu de la COP, est qu’il faut qu’un pays en fasse la proposition.

Il y a également l’alternance géographique, respectée généralement, mais jamais à l’abri d’un choix politique.

Depuis la COP1 en 1995, indique Étienne Leblanc, l'Amérique du Nord n'a été l'hôte de la COP qu'une seule fois, à Montréal en 2005 (COP11), tandis que l'Amérique du Sud a accueilli quatre fois cette conférence.

S’il est vrai que l’ONU tente d'alterner entre l'Europe de l'Ouest, l'Europe Centrale et de l'Est, l'Asie, l'Afrique et les Amériques, ce qui donnerait un cycle de cinq ans, cela n'est pas respecté au pied de la lettre.

Si le Québec veut accueillir ce sommet, il devra passer par Ottawa, car il ne dispose pas de siège à l'ONU.

Le député libéral de Nelligan, Monsef Derraji. Le député libéral de Nelligan, Monsef Derraji. Photo : Parti libéral du Québec

Pour le député libéral, le gouvernement caquiste doit dès maintenant agir auprès du gouvernement fédéral pour le convaincre de poser la candidature du Québec.

M. Derraji reproche au premier ministre François Legault de ne pas avoir fait le déplacement en Pologne, contrairement à ses prédécesseurs Jean Charest et Philippe Couillard. M. Legault doit se reprendre, selon Monsef Derraji.

La COP, ce sont les "Jeux olympiques" de la lutte aux changements climatiques : si tu n'as pas vécu ça, tu ne peux pas savoir de quoi tu parles.

Monsef Derraji, député libéral de Nelligan

Le Québec y était représenté par la ministre de l'Environnement MarieChantal Chassé. « On ne sentait pas l'intérêt du gouvernement, il n'y a eu aucune annonce sur place. Mme Chassé était à l'écoute, mais c'est tout », ajoute M. Derraji pour qui le gouvernement Legault « a manqué le bateau ».

L'élu libéral fait note également qu'aucun État n'a évoqué la révision à la baisse des cibles de réduction de gaz à effet de serre pour 2020 au sommet de Katowice, contrairement à François Legault, qui a laissé entendre que le Québec pourrait manquer ses cibles.

Québec solidaire (QS), qui a envoyé une élue à Katowice, s’est dit, lui aussi, désolé de la « présence faible » du gouvernement caquiste.

La ministre [Mme Chassé] est passée en coup de vent, je doutais même qu'elle ait eu un mandat clair

Ruba Ghazal, députée de Mercier

Le Québec vise à réduire de 20 % ses émissions de GES pour 2020 – par rapport au niveau de 1990 – et de 37,5 % pour 2030.

Avec les informations de La Presse canadienne

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