•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Compressions en éducation : quelles conséquences pour les conseils scolaires?

Une enseignante aide une élève qui écrit à l'ordinateur.

Des équipes de réussite dans les écoles de l'Ontario aident les élèves en difficulté ou en manque de motivation. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si les réactions des politiciens abondent à la suite de l'annonce des compressions budgétaires de 25 millions de dollars dans le secteur de l'éducation par le gouvernement de l'Ontario, certains conseils scolaires attendent d'en savoir plus avant de commenter, d'autres expriment leurs inquiétudes.

Le Conseil scolaire Viamonde confirme néanmoins avoir reçu vendredi à 17 h une communication de la part du ministère de l'Éducation concernant le financement de ses programmes spécifiques.

Cependant, la direction n'a pas encore été en mesure d'analyser la subvention accordée et ne peut donc confirmer si son financement a été coupé, bonifié ou s'il demeure inchangé.

Le travail va se faire lundi avec l'équipe des finances, indique la responsable des communications du Conseil, Claire Francoeur.

Portrait de Claire Francoeur

La porte-parole du Conseil scolaire Viamonde, Claire Francoeur

Photo : Radio-Canada / Vedran Lesic

La situation semble être la même au Conseil scolaire public du Nord-Est de l'Ontario : Le conseil scolaire doit revoir les détails reçus du gouvernement avant de pouvoir commenter, s'il y a lieu, a indiqué la porte-parole, Guylaine Scherer.

Le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) et la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) ont aussi dit vouloir prendre le temps d'étudier l'annonce avant de la commenter publiquement.

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, Rémi Sabourin, le président de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) dit que L’AEFO est extrêmement déçue des compressions [...] et est très préoccupée des conséquences de sabrer [dans] les services qui auront un impact sur les élèves qui ont des besoins spéciaux .

La présidente du conseil scolaire catholique anglais de Toronto, Maria Rizzo, dit avoir été prise par surprise par ces compressions et s'inquiète de l'impact que ça aura sur les élèves qui ont des besoins spéciaux.

Les coupes annoncées seront faites dans le budget des programmes d'éducation regroupés dans la catégorie autres programmes d'enseignement (APE).

L'enveloppe des APE est passée de 425 millions de dollars l'an dernier à 400 millions cette année.

Colère sur les médias sociaux

La Fédération des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO), a indiqué sur Twitter que les compressions auraient un impact sur les tuteurs en classes, l'éducation physique ainsi que sur l'aide aux élèves autochtones et issus des minorités visibles.

La FEEO note aussi que les coupes budgétaires ont été annoncées alors que des consultations publiques sur le sujet n'étaient pas encore terminées.

L'ex-première ministre de la province, Kathleen Wynne, a fortement réagi sur Twitter, qualifiant la décision d'irresponsable et d'irrationnelle.

Ces programmes ont déjà démontré leur succès, a-t-elle écrit.

Gord Perks, un conseiller municipal de Toronto, affirme que les programmes touchés avaient été recommandés dans un rapport de la province sur la violence chez les jeunes.

Encore une fois, la province ne permet pas à une autre génération d'échapper à la violence, croit M. Perks.

Toronto

Éducation