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« Notre peuple d'abord » : le Pacte mondial sur les migrations dénoncé à Bruxelles

Les détails avec Kim Vermette
Radio-Canada

Plusieurs milliers de personnes ont marché dans les rues de Bruxelles, en Belgique, pour dénoncer le Pacte mondial sur les migrations, alors que d'autres manifestants ont plutôt voulu soutenir le document adopté lundi à Marrakech par plus de 150 pays.

Selon la police locale, au moins 5500 personnes ont manifesté dans le quartier des institutions européennes.

Des pierres ont été lancées sur le bâtiment de la Commission européenne et les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des boyaux d’arrosage pour disperser la foule.

Vers 15 h (heure locale), la manifestation s'est terminée rue des Tongres.

Plusieurs personnes se tiennent face à une banderole tandis que certaines brandissent des drapeaux flamands dans une rue de Bruxelles.Des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles pour dénoncer le Pacte de l'ONU sur les migrations. Photo : Getty Images / Jonas Roosens

D'après l'agence Belga, 90 personnes ont été arrêtées et six personnes ont été placées en garde à vue pour du vandalisme. Deux autres l'ont été pour « des faits de rébellion armée ».

Plusieurs collectifs d’extrême droite et identitaire, notamment flamands, étaient impliqués dans l’organisation de la manifestation qui dénonce le pacte onusien, jugeant qu’il ouvre la voie à une immigration sans contraintes.

Le document non contraignant pour les États recense plutôt des principes, comme la défense des droits de la personne et des enfants ou l'intégration des migrants. Il prône l'interdiction des détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

Des slogans tels que « Notre peuple d’abord » ou « Nous en avons marre, frontières fermées » ont pu être entendus dans les rues de la capitale.

Un manifestant masqué s'apprête à lancer une barrière de sécurité devant lui dans une rue aspergée par le canon à eau de la police.Le bâtiment de la Commission européenne a été la cible des manifestants à Bruxelles. Photo : Reuters / Francois Lenoir

Crise politique en Belgique

Dans un autre quartier, la police estime qu’un millier de manifestants cherchaient plutôt à défendre les migrants.

Les deux manifestations avaient initialement été interdites par les autorités, qui craignaient des affrontements entre les deux groupes. Le Conseil d’État belge a finalement annulé cette décision, jugeant que les motifs n’étaient pas « suffisants » pour restreindre la liberté de manifester.

La Belgique est plongée dans une crise politique depuis sa signature du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières des Nations unies, le nom officiel du document.

Le premier ministre Charles Michel pilote un gouvernement minoritaire depuis le départ de ministres nationalistes flamands qui en refusaient la signature.

Dimanche matin, c’est le pape François qui s’est prononcé en faveur du Pacte sur les migrations, invitant la communauté internationale à faire preuve de « responsabilité, solidarité et compassion » vis-à-vis des migrants.

Avec les informations de Agence France-Presse, RTL, et RTBF

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