•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il n'y aura pas de deuxième référendum sur le Brexit, réaffirme Theresa May

Mme May devance un peu Tim Barrow, devant les drapeaux des pays de l'Union européenne.
La première ministre britannique, Theresa May, et le représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l'Union européenne, Tim Barrow (à droite), quittent une réunion à Bruxelles le vendredi 14 décembre. Photo: Reuters / Eric Vidal
Radio-Canada

La première ministre britannique, Theresa May, rejette catégoriquement la possibilité de tenir un second référendum sur le Brexit, une idée réitérée vendredi par l'ancien premier ministre travailliste Tony Blair, qui estime que cela pourrait permettre au pays de sortir de l'impasse créée par l'accord négocié avec l'Union européenne (UE) et auquel plusieurs députés sont opposés.

Theresa May, qui a maintes fois rejeté l'option d'un second référendum et qui dit se battre pour un bon accord pour le Royaume-Uni, accuse Tony Blair d'« insulter » le peuple britannique et de chercher à « saper » le Brexit.

« Nous ne pouvons pas, comme il le ferait, abdiquer la responsabilité de cette décision. […] Je n'ai jamais perdu de vue mon devoir, à savoir mettre en œuvre le résultat du référendum de juin 2016, lors duquel 52 % des Britanniques avaient voté pour sortir de l'UE », a-t-elle déclaré dans une déclaration transmise aux médias samedi soir.

« Ce qui est irresponsable, c'est d'essayer de convaincre de force les députés d'accepter un accord qu'ils considèrent franchement comme mauvais en menaçant de quitter l'Union européenne sans accord s'ils ne suivent pas la ligne », a riposté Tony Blair sur le compte Twitter de son cercle de réflexion, Tony Blair Institute.

« Si [les députés] ne peuvent pas se mettre d'accord, il est logique de redonner la voix au peuple », argumente M. Blair.

Selon certains médias britanniques, plusieurs membres du gouvernement, dont le numéro deux, David Lidington, œuvraient en coulisses pour un second référendum.

Le premier intéressé a démenti ses rumeurs dimanche sur Twitter, renvoyant à ses déclarations au Parlement mardi.

Il avait affirmé que le résultat d'un second référendum « serait certainement une source de divisions et ne pourrait garantir de mettre définitivement fin au débat ».

Dans une entrevue au Sunday Times, le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a aussi soulevé les risques de division posés par un second référendum.

Un vote avant Noël?

De son côté, l’opposition travailliste veut mettre de la pression sur le gouvernement pour que l'accord de sortie négocié par Theresa May avec l’UE soit soumis au vote des députés de la Chambre des communes la semaine prochaine.

« Nous allons utiliser tous les mécanismes à notre disposition la semaine prochaine pour forcer le gouvernement à faire voter cet accord avant Noël », a déclaré à la BBC le député Andrew Gwynne, coordinateur du parti pour les élections, sans préciser la nature de ces mécanismes.

En début de semaine, Theresa May avait annoncé le report de la ratification de l'accord, sans fixer de date ultérieure.

Après avoir survécu à un vote de défiance tenu par ses députés conservateurs mercredi, Mme May s'est rendue jeudi à Bruxelles pour tenter d'obtenir des « réassurances » à même de dissiper les réserves des élus britanniques, mais ses interlocuteurs ont exclu de rouvrir les négociations.

Cependant, selon le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, « il est très clair que l'UE comprend le problème ».

« Il s'agit de savoir maintenant, sans défaire l'intégralité de l'accord de sortie, si nous pouvons trouver un mécanisme […] à même de dissiper les craintes », a déclaré M. Fox au micro de la BBC.

Selon lui, ces discussions devraient voir leur dénouement autour du Nouvel An.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International