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La collection de squelettes de baleines s’agrandit à Tadoussac

Deux squelettes de baleines en train d'être assemblées.
Un peu comme un casse-tête, les pièces sont minutieusement assemblées dans l'entrepôt du Centre d'interprétation des mammifères marins à Tadoussac. Photo: Gracieuseté de Patrice Corbeil

Trois squelettes de baleines viendront s'ajouter à la collection du Centre d'interprétation des mammifères marins à Tadoussac dans les prochains mois.

Un texte de François Robert

Chaque espèce comporte ses défis quant au transport, à la préparation et à l’installation dans le centre. Le projet dans son ensemble représente des frais de plus de 200 000 dollars. La campagne de financement Croyez-vous aux géants a été lancée sur le site de l’organisme pour aider à payer l’opération.

Le rorqual à bosse, qui est la première que l’on veut entrer ce printemps, est une jeune baleine de deux ans et demi, alors c’est plus facile à nettoyer. Les os, c’est comme nous, c’est des mammifères, alors les os sont moins soudés, ils sont plus faciles à nettoyer donc elle est prête pour le montage, indique le directeur du Centre d’interprétation des mammifères marins à Tadoussac, Patrice Corbeil.

On peut apercevoir le centre derrière Patrice Corbeil.Patrice Corbeil, directeur du Centre d’interprétation des mammifères marins à Tadoussac. Photo : Lise Gagnon

On va la mettre en position de saut parce que le saut, c’est caractéristique de cette baleine-là, qui est très acrobatique, poursuit Patrice Corbeil. Alors le squelette au lieu de le mettre horizontal, on va le mettre verticalement. Ça va être assez spectaculaire.

D’ici l’automne prochain, les visiteurs pourront aussi voir, avec le reste de la collection, un rorqual commun et une baleine noire célèbre.

C’est une baleine qui s’appelle Piper, qui est très connue sur la côte est atlantique, fait valoir Patrice Corbeil. C’est une baleine qui, par exemple, a eu le premier émetteur satellite sur son dos. C’est une baleine qui a été prise deux fois dans des filets, qui a eu trois bébés, alors c’est une femelle qui était très prolifique et malheureusement elle est décédée on ne sait pas exactement pour quelle raison.

Baleine noire empêtrée dans des cordages de pêche.L'équipement de pêche est une grande menace pour les baleines noires de l'Atlantique Nord, qui se retrouvent souvent empêtrées dans les cordages. Photo : NOAA

Le rorqual commun sera assemblé l’été prochain à l’intérieur du centre et les visiteurs pourront assister à cette opération délicate.

Provenance des nouvelles baleines

Le rorqual commun a été retrouvé flottant au large en 2008, à la suite d'un épisode de marée rouge dans le secteur de Bergeronnes et des Escoumins.

La marée rouge, c’est une algue rouge qui est neurotoxique et paralyse le système nerveux, explique Patrice Corbeil. Cette algue-là est présente dans l’environnement, mais sur certaines conditions lorsque le soleil est présent plusieurs jours, pas beaucoup de vent, il se développe un phénomène qui est comme un lac d’algues rouges, alors on appelle ça la marée rouge et les oiseaux, les poissons, les mammifères peuvent en mourir.

Le rorqual à bosse a été repéré en mai dernier près du traversier à Godbout.

Plusieurs os de baleines sont sur les tables.Michel Martin, résident de Tadoussac, l’un des spécialistes pour le montage des squelettes de baleine dans l'entrepôt du Centre d’interprétation des mammifères marins à Tadoussac. Photo : Patrice Corbeil

Pour ce qui est de la baleine noire, c’est en 2015 qu’elle a été aperçue, flottant au large dans le secteur de Percé.

La seule espèce de baleine du Saint-Laurent qui manquera toujours dans la collection du centre à l’automne prochain, est l’épaulard. Il n’y en a pas beaucoup dans le Saint-Laurent alors on ne souhaite pas l’échouage, mais si ça arrive, on va se déplacer pour récupérer la carcasse, précise Patrice Corbeil.

Vers la réalité augmentée

La réalité augmentée devrait faire son entrée au centre d’ici trois ans.

Le Centre d'interprétation des mammifères marins de TadoussacLe Centre d'interprétation des mammifères marins de Tadoussac Photo : CIMM

On va pouvoir, avec notre téléphone ou avec une tablette, regarder le squelette et voir par exemple toute la peau pour pouvoir bien imaginer ce que c’est comme type de baleine et éventuellement, on rêve même de pouvoir voir battre le cœur du cachalot ou de la baleine noire ou d’autres adaptations fascinantes de ces animaux-là, illustre Patrice Corbeil.

Une collection à la notoriété grandissante

La popularité du Centre d’interprétation des mammifères marins à Tadoussac est en croissance. L’an dernier, il a reçu 33 000 visiteurs payants, une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse faisait suite à un autre bond de 8 % de la fréquentation en 2016.

Côte-Nord

Protection des espèces