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Le droit de manger du gibier en ville doit être assoupli, estiment des Autochtones

Un homme surveille la cuisson des viandes sauvage près d'une série de feux de camp.
De la viande sauvage est servie lors de la Journée nationale des peuples autochtones. Photo: Radio-Canada / Catherine Paradis

Pouvoir partager des aliments autochtones plus facilement en ville est une des priorités d'un nouveau groupe de citoyens qui a organisé un atelier à Saskatoon.

Le groupe Indigenous Food in the City -- Nourriture autochtone en ville -- affirme que plusieurs Premières Nations au Canada ont identifié les barrières légales des municipalités qui par exemple ne permettent pas aux citadins de se nourrir en gros gibier, un aliment traditionnel.

À titre d’exemple, constate Glenda Abbott, le parc Wanuskewin organise des festins cérémoniels quatre fois par an, mais le public n’y est pas invité, car on y sert de l’orignal.

Elle constate également que lors de ses banquets le site ne peut servir à ses convives de la viande qui ne vient pas d’une ferme pour des raisons de sécurité alimentaire.

Pourtant, dit-elle, « la façon dont nous chassons [...] renforce nos liens. C’est une sorte de colle qui rassemble nos communautés. C’est qui nous sommes et d'où nous venons ».

Son groupe entend rédiger un rapport permettant aux villes de modifier leurs réglementations en ce sens. Des ateliers comme celui de Saskatoon sont organisés ailleurs au pays.

Dans un courriel, le gouvernement de la Saskatchewan rappelle que les réglementations alimentaires ont pour but de protéger le public. Néanmoins, dit-il, du gibier peut-être servi en ville lors de gros banquets du moment que la viande a été inspectée par des spécialistes en alimentation.

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