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Des résidents de Kanata critiquent la conversion d’un terrain de golf en projet immobilier

Une balle de golf
Les résidents de Kanata craignent que la disparition du terrain entraîne une baisse de la valeur de leurs propriétés. Photo: ICI Mauricie-Centre-du-Québec
CBC

Les propriétaires du Club de golf de Kanata veulent transformer le parcours de 18 trous en un projet de développement immobilier couvrant un peu plus de 28 hectares. Les résidents du secteur critiquent toutefois vertement les ambitions des promoteurs.

Les terrains de golf sont en difficulté partout au pays, surtout dans des marchés saturés comme celui d’Ottawa, a noté le vice-président des investissements chez ClubLink — l’entreprise qui détient le Club de golf de Kanata — Robert Visentin, dans un communiqué.

L’achalandage est à la baisse tandis que les coûts d’entretien et de main-d’œuvre, eux, ne cessent de grimper, a fait valoir M. Visentin.

Vue aérienne de Google Maps du Club de golf de Kanata.Le terrain de golf est imbriqué entre les résidences de Kanata. Photo : Google Maps

ClubLink s’est associé aux promoteurs immobiliers Richcraft Homes et Minto Communities pour réaliser ses ambitions.

Le triumvirat entrepreneurial a insisté qu’il consultera le public en 2019 pour établir son plan de développement pour le parcours vieux d’une cinquantaine d’années.

Des impacts dans la communauté

La conseillère municipale de Kanata-Nord, Jenna Sudds, a affirmé que sa boîte vocale et sa boîte courriel débordent de messages de la part de résidents inquiets.

Ils craignent de perdre l’espace vert que représente le terrain de golf et de voir la valeur de leur propriété dégringoler.

C'est un choc important pour notre communauté. 

Jenne Sudds, conseillère municipale, quartier Kanata-Nord

Mme Sudds, nouvellement élue lors du scrutin d’octobre, a été mise au fait des intentions de ClubLink jeudi.

Elle tente depuis de recourir à un accord survenu en 1981 entre l’ancienne Ville de Kanata et Campeau Corp. qui assurait la préservation de 40 % du secteur pour des espaces verts. La majorité de cette zone réservée est occupée par le terrain de golf.

Une femme assise à une table devant un ordinateur portable parle dans un micro.La conseillère municipale de Kanata-Nord, Jenna Sudds. Photo : CBC

C’est une décision d’affaires avec une portée importante et de lourds impacts sur la communauté. Je pense que l’ancienne Ville de Kanata tentait de protéger la communauté de ce genre de projet, a souligné la conseillère.

Les résidents prêts à se battre

Pour Neil Thompson, qui préside l’Association communautaire de Kanata Beaverbrook, l’annonce de ce projet n’a rien d’anodin.

La personne qui comprenait mieux ce dossier, [l’ancienne conseillère municipale] Marianne Wilkinson, a pris sa retraite il y a deux semaines. La nouvelle conseillère commence à peine à s’acclimater, et plusieurs personnes qui habitent près du terrain quittent la maison durant l’hiver, a-t-il avancé.

ClubLink devra réserver une très grande salle si elle veut rencontrer la communauté, car de nombreux résidents voudront manifester leur désaccord, croit M. Thompson. Au besoin, la communauté pourrait aussi embaucher ses propres avocats, a-t-il également indiqué.

Ce n’est pas le premier projet controversé de ClubLink. L’entreprise veut redévelopper le Club de golf Glen Abbey d’Oakville en Ontario, au grand dam des résidents de l’endroit.

Ces derniers ont d'ailleurs tenté de mettre sur pied un plan de conservation de l’espace vert, mais un juge a invalidé les règlements municipaux protégeant le terrain le 11 décembre dernier. L’Omnium canadien, qui se tenait jusqu’ici à Oakville, sera disputé à Hamilton en 2019.

ClubLink n’a toutefois pas l’intention de changer la vocation de ses trois autres terrains de la région de la capitale fédérale.

Ottawa-Gatineau

Immobilier