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Les hockeyeuses du Cégep Limoilou courtisées par les universités américaines

Auteure du but gagnant en prolongation, Elizabeth Giguère soulève le trophée remis à l'équipe championne du hockey universitaire américain (NCAA). Photo: The Associated Press / Stacy Bengs
Radio-Canada

Les performances de l'équipe de hockey féminine des Titans du Cégep Limoilou ne passent pas inaperçues au sud de la frontière. Dans la foulée des succès de l'ex-Titans Élizabeth Giguère, l'Université Clarkson, dans l'état de New York, a déjà recruté quatre autres jeunes talents limoulois.

Un texte de Guillaume Piedboeuf

Gagnantes de six des sept derniers championnats provinciaux, trônant au sommet du classement encore une fois cette saison, les hockeyeuses des Titans font tourner les têtes des dépisteurs universitaires. Et pas seulement au Canada.

Débarquée à l’Université Clarkson en 2017, l’attaquante de Québec Élizabeth Giguère a survolé le circuit universitaire américain dès son année recrue. Une première saison qui s’est soldée avec le but gagnant en finale du championnat national, le printemps dernier.

« C’est sûr que Élizabeth, c’est quand même notre idole ici. Même aux États-Unis, c’est une des meilleures. Je crois qu’elle influence beaucoup nos choix », lance l’attaquante Gabrielle David, meilleure marqueuse du circuit collégial cette saison avec une récolte de 12 buts et 37 points en 15 matchs.

Vague limouloise à Clarkson

Cet automne, Giguère a été rejointe à Clarkson par la gardienne de but Marie-Pier Coulombe, son ex-coéquipière à Limoilou. L’an prochain, ce sera Gabrielle David. Puis dans deux ans, deux autres Titans, Florence Lessard et Audrey-Anne Veillette, joindront les rangs des Golden Knights. Toutes ont déjà l’assurance d’avoir des bourses couvrant leurs frais de scolarité, leur logement et autres dépenses quotidiennes.

Pourquoi Clarkson plutôt que des programmes plus prestigieux du Wisconsin ou de Boston?

D’une part parce que la petite université du nord de l’État de New York est située tout près de la frontière canadienne, à moins de trois heures de Montréal. Cette proximité et la taille modeste du campus rendent la décision d’aller aux États-Unis plus facile, croit l’entraîneur Pascal Dufresne.

« Puis ils sont assurément très agressifs dans le recrutement et très présents. On les voit beaucoup en août, septembre, octobre. Ils sont à tous nos événements et ils viennent voir nos joueuses. »

C’est principalement lors des tournois que l’équipe du Cégep Limoilou dispute aux États-Unis que les joueuses peuvent se faire remarquer et discuter avec les entraîneurs de différentes équipes américaines.

Si les Titans avaient déjà envoyé quelques joueuses aux États-Unis, il y a une dizaine d’années, la chose n’était pas commune avant il y a deux ou trois ans, explique Dufresne. Depuis, les universités américaines ont commencé à s'arracher les meilleures joueuses québécoises.

Recrutée dès le secondaire

Tellement que la jeune attaquante Audrey-Anne Veillette, qui dispute sa première saison à Limoilou, avait accepté sa bourse d’études à Clarkson avant même d’avoir joué un match avec les Titans.

La jeune prodige évoluait dans une école anglophone de l’Estrie, le Stanstead College, ces dernières années. L’équipe effectuait également des tournois aux États-Unis et Audrey-Anne Veillette a rapidement reçu des offres de bourses d’études de différentes universités.

Elle aurait d’ailleurs pu rester un an de plus à Stanstead et faire le saut directement chez les Golden Knights, mais elle a préféré faire un détour de deux ans par Limoilou.

« C’est sûr que faire mon choix d'université aussi jeune n’était pas une décision facile à prendre, relate-t-elle. Je voulais aussi me garder des portes ouvertes pour le Québec. J’ai essayé de considérer le plus d’universités possible pour bien faire mon choix et la décision s’est portée sur Clarkson. »

En plus de la proximité de l’université et de la présence d’autres Québécoises dans l’équipe, le fait que les Golden Knights peuvent aspirer aux grands honneurs saison après saison est non négligeable, pointe Gabrielle David et Florence Lessard.

Quand on a connu que la victoire durant des années avec les Titans, difficile de s’imaginer ailleurs que dans un programme gagnant.

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