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Le Progrès week-end imprimé pour la dernière fois dans la région

Une page de journal est en impression.
L'imprimerie fermera ses portes le 15 décembre. Photo: Radio-Canada

L'imprimerie de la Maison de la presse se mettra en branle pour une dernière fois dans la nuit de vendredi. L'édition du samedi 15 décembre 2018 du Progrès week-end sera la dernière à avoir été imprimée à Saguenay.

Désormais, Le Quotidien et Le Progrès Week-end seront produits à Québec, une décision rendue nécessaire après la perte de plusieurs contrats.

Dix pressiers et une quarantaine d'employés encarteurs, emballeurs et d'expédition seront donc au travail ensemble pour une dernière fois.

Le président du syndicat des employés de l'imprimerie, Paul Bélanger, est entré à la Maison de la presse il y a 31 ans.

On laisse une partie de notre histoire, une partie de notre vie.

Paul Bélanger, président du syndicat des employés de l'imprimerie

L'annonce de la fermeture, il y deux mois, l'a pris par surprise. Toutefois, il assure comprendre la décision de Capitales Médias, propriétaire du journal, qui ne pouvait plus maintenir une imprimerie sans contrats externes.

Des exemplaires du journal Le Quotidien sur une tableDes exemplaires du journal Le Quotidien Photo : Radio-Canada

Pour les employés, il s'agit aujourd'hui de passer à autre chose.

Il y a des gens qui ont commencé à se replacer, dans d’autres cas, qui vont prendre leur retraite. Il y en a qui veulent attendre après les Fêtes, prendre un temps pour se remettre de leurs émotions, ajoute M. Bélanger.

Le PDG du groupe Capitales Médias, Claude Gagnon, déplore d'avoir dû se départir de ses employés et de mettre ainsi fin à plus de 130 ans d'histoire en cessant l'impression locale du journal.

Ç’a été des spécialistes de la presse. Des gens qui sont partis d’à peu près rien et qui ont développé un réseau de connaissances au cours des années qui a fait qu’on a opéré de façon extrêmement efficace pendant toutes ces années-là. De les voir partir aujourd’hui, ça fait vraiment un point au cœur, explique Claude Gagnon.

Le président du syndicat des journalistes, Louis Tremblay, se fait le porte-parole de ses collègues et déplore la fin des presses. Il croit cependant qu'à terme, c'est le principe du journal papier qui est appelé à disparaître.

Les presses ferment après une centaine d’années. On ne fera pas encore 100 ans sur support papier au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ça, c’est garanti.

Louis Tremblay, président du syndicat des journalistes

Quant à l'édifice, il devrait être vendu très bientôt, mais la rédaction et l'équipe publicitaire devrait rester sur place comme locataires, assure Capitales Médias.

D'après le reportage de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

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