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S’épanouir au travail pour un jeune autiste de Québec

S’épanouir au travail

Antoine Nadeau, un jeune autiste de 22 ans diplômé de l'École secondaire de la Cité, dans le quartier Limoilou, a décroché un emploi au service d'un traiteur de Saint-Jean-Chrysostome. Le jeune homme fait sa place avec bonheur au sein de cette entreprise qui accueille des élèves vivant avec une déficience intellectuelle et un trouble du spectre de l'autisme.

« C'était comme une surprise. […] Car c'était mon rêve de faire de la cuisine ».

Antoine Nadeau accomplit chez Pomme Grenade différentes tâches, dont laver la vaisselle, éplucher des légumes et utiliser le robot culinaire.

« Je trouve ça le fun, plaisant », dit-il.

L'accès au marché du travail n’est pas toujours facile pour les personnes autistes, mais les entreprises qui ouvrent leurs portes à ces travailleurs s’en trouvent enrichies sur le plan humain, témoigne Olivier Patry, président-directeur général de Pomme Grenade.

« C'est l'affaire que j'ai fait dans mon entreprise depuis 10 ans dont je suis le plus fier, d'avoir intégré une personne comme ça sur le plan humain. Ça m'apporte beaucoup », dit-il.

Antoine Nadeau dans son milieu de travailAntoine Nadeau dans son milieu de travail Photo : Radio-Canada

C'est quelqu'un qui a toujours le sourire dans le visage, qui chante beaucoup, parce qu'il adore la musique.[…] C'est comme un rayon de soleil dans notre cuisine.

Olivier Patry, pdg de Pomme Grenade

Antoine est le deuxième employé autiste chez Pomme Grenade. L'entreprise souhaiterait embaucher une troisième personne vivant avec le même trouble.

Olivier Patry veut donner à ses employés la chance de développer toutes leurs aptitudes, tant sociales qu'au niveau du travail.

Bien préparés

Annick Lavoie, enseignante à l’École secondaire de la Cité, souligne qu’Antoine a été chanceux de trouver si bel accueil.

« Des fois, il faut travailler plus fort. Il faut faire de longues recherches. On ne trouve pas nécessairement le match parfait rapidement. »

Antoine Nadeau et sa professeure Annick Lavoie dans une boutique de traiteurAntoine Nadeau et sa professeure Annick Lavoie Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Elle demande aux employeurs de ne pas se gêner pour ouvrir leurs portes à ces jeunes, qui ont suivi une formation de 8 ans qui les a préparés à intégrer un milieu de travail.

« Antoine n'a pas besoin de notre supervision. Il est assez autonome, il est vraiment bon », renchérit M. Patry.

Afin de faciliter l'intégration, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle, le CRDI, donne du soutien professionnel aux employeurs.

Avec les informations de Nicole Germain

Québec

Relations de travail