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Les producteurs de cannabis n’arrivent toujours pas à répondre à la demande

Des pots remplis de feuilles séchées de cannabis sur des étagères.
Les magasins qui vendent du cannabis dans les Maritimes sont en rupture de stock. Photo: La Presse canadienne / Brennan Linsley
Radio-Canada

Deux mois après la légalisation du cannabis, les producteurs de cannabis dans les Maritimes ne réussissent pas encore à répondre à la demande. D'ailleurs, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse vient de demander à Ottawa de donner le feu vert à d'autres producteurs locaux pour augmenter les stocks dans ses magasins.

La Nouvelle-Écosse peine à répondre à la demande.

Nous avons seulement entre 35 % et 40 % des stocks que nous devrions avoir, indique la ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse, Karen Casey.

La ministre Karen Casey en point de presse le 13 décembre 2018 à Halifax.Deux producteurs néo-écossais n'attendent que le « feu vert » de Santé Canada pour commencer à vendre leur cannabis, affirme la ministre Karen Casey. Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

C’est très difficile.

Karen Casey, ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse

C’est pourquoi Halifax demande au fédéral de lui accorder deux nouveaux permis pour des producteurs dans la province.

Nous avons besoin qu’ils reçoivent l’approbation d’Ottawa pour commencer à produire, précise la ministre des Finances.

Un problème similaire au Nouveau-Brunswick

De l’autre côté de la frontière, au Nouveau-Brunswick, la situation est similaire.

Bien que tous les magasins de Cannabis NB étaient en fonction à la date de la légalisation, le 17 octobre, la moitié ont dû fermer leur porte durant le premier mois, faute de stock.

Encore aujourd'hui, la société provinciale ne réussit pas à offrir une gamme complète des produits à ses clients.

Ça va prendre au moins de deux à trois ans avant que l’offre puisse répondre à la demande, dit pour sa part Greg Engel, le président-directeur général de l’entreprise Organigram.

Greg Engel, président-directeur général d'OrganiGram.Greg Engel, président-directeur général d'OrganiGram. Photo : Radio-Canada

Il faut du temps pour devenir efficace et produire du cannabis en grande quantité, ajoute-t-il.

Les profits en hausse

Comme la demande ne dérougit pas, les producteurs de cannabis, comme OrganiGram, ont le vent dans les voiles.

Les revenus nets de l'entreprise de Moncton ont presque doublé en 2018 pour dépasser les 20 millions de dollars.

De plus, les prévisions pour les prochains mois sont encourageantes, car OrganiGram s'attend à ce que ses ventes pendant le premier trimestre de 2019 dépassent celles de toute l'année 2018.

Avec les informations de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Économie