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Une pénurie de cannabis pourrait encourager le marché noir

Gros plan sur un échantillon de cannabis dans un petit pot en verre tenu par une main.

Un échantillon de cannabis

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Radio-Canada

Des gens d'affaires qui offrent des produits et services liés au marché du cannabis pensent que la décision de la province de limiter au départ à 25 le nombre de magasins privés et les difficultés d'approvisionnement risquent de favoriser le marché noir.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

Chaque fois qu’il y a une lacune dans la vente au détail ou une pénurie de produits, le marché noir comble cette demande, selon Jay Rosenthal, président de la publication en ligne Business of Cannabis.

Il souligne que le marché noir est déjà très actif, notamment lorsqu’il s’agit du cannabis comestible, des vaporisateurs et des boissons. Des produits que les consommateurs veulent, mais qu’ils ne pourront se procurer dans les magasins privés.

Le marché noir va combler cette lacune jusqu’à ce que ces produits soient accessibles.

Jay Rosenthal, président, Business of Cannabis

M. Rosenthal ajoute qu’il en va de même pour la vente au détail du cannabis. S’il n’y a pas assez de magasins privés ou s’il y a des problèmes d’approvisionnement, dit-il, les consommateurs vont acheter leur marijuana ailleurs, notamment sur le marché noir.

Un homme avec une barbe et des lunettes dehorsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jay Rosenthal croit que le marché noir va disparaître d'ici la fin de 2019.

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Il estime qu'il y aura une période d'ajustement durant laquelle le marché noir va prospérer, mais qu'il disparaîtra au fur et à mesure que la province accordera de nouveaux permis pour l'ouverture de magasins privés. Il ajoute que ce sera un processus lent.

Abi Roach, propriétaire du magasin The Box dans le quartier Kensington Market, affirme que la légalisation du cannabis a eu lieu en partie pour dissuader les consommateurs d'acheter leur marijuana sur le marché noir.

Elle ne croit pas que la situation va changer de sitôt avec tous les revers que connaît le gouvernement de l'Ontario.

Les consommateurs perdent confiance quand il y a trop de changements.

Abi Roach, propriétaire, The Box

Mme Roach, qui travaille depuis des décennies dans des domaines connexes au cannabis, va soumettre une demande de permis pour ouvrir un magasin privé.

une femme devant une vitrine de magasin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Abi Roach espère gagner la loterie du gouvernement de l'Ontario et ouvrir un magasin de cannabis dès le 1er avril.

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Je crois que mes chances sont bonnes, ajoute-t-elle, même s’il s’agit d’une loterie.

Même sans cannabis, dit-elle, je peux continuer à exploiter mon commerce et à payer mon loyer sans problème, ce qui n’est peut-être pas le cas d’autres détaillants qui ont un loyer plus élevé.

La vente en ligne demeure toutefois accessible à l’ensemble de la population ontarienne.

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