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Des livres à colorier autochtones pour la réconciliation

Portrait peint d'un jeune Autochtone.

« Little Dancer », une oeuvre créée par Tyrone Whitehawk

Photo : Colouring it Forward / Tyrone Whitehawk

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'artiste métisse algonquine Diana Frost a fondé Colouring it Forward, une série de livres à colorier, dans le but de promouvoir l'art et la sagesse des différentes Premières Nations du Canada et, ainsi, de faciliter la réconciliation.

Un texte de Lyssia Baldini

L’idée de l'oeuvre est apparue à Diana Frost en rêve. Un signe important et très spécial qui, selon les traditions autochtones, représente un message des ancêtres ou un message du Créateur montrant le prochain chemin à prendre, raconte-t-elle avec émotion.

Son rêve était très clair et lui a indiqué sa mission. Diana devait faire une série de livres à colorier, chacun devant représenter une Première Nation différente.

Trois livres à colorier sont disposés sur une tableAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans cette série, il y a les nations Pieds-Noirs, Denée du nord et Cri.

Photo : Colouring it Forward

Pour chaque livre, Diana Frost devait travailler avec un aîné qui écrirait les histoires pour transmettre des enseignements. Par la suite, les histoires seraient jumelées aux dessins de deux artistes de la même Première Nation.

« Je cherchais depuis longtemps à trouver une façon d’aider la communauté autochtone. Je ne savais pas comment et je n’avais pas les outils nécessaires. Je voulais aussi en apprendre plus sur mes racines, et le rêve m’est apparu. »

— Une citation de  Diana Frost, créatrice des livres à colorier

Travailler dans le positif

Pour Diana Frost, il était primordial de trouver des aînés qui aient envie de transmettre leur sagesse et leurs enseignements, non seulement avec leur propre nation, mais aussi avec le reste du monde.

Une femme se tiens devant une murale.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Diana Frost se tient devant la murale créée par l'un des artistes contribuant à ses livres, Kalum. T. Dan.

Photo : Radio-Canada

« On veut trouver des aînés qui sont positifs, dans le sens qu’ils ont réussi à aller au-delà de ce qui leur est arrivé de négatif, par exemple dans les pensionnats autochtones, ou le Sixties Scoop  », explique-t-elle.

Un dessin représentant des tipis au coucher du soleil.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

«Looking Forward», une oeuvre de l'artiste Tsuut'ina, Josh Littlelight.

Photo : Colouring it Forward / Josh Littlelight

« Les artistes et les aînés, avec lesquels j’ai travaillé, sont très heureux de pouvoir aider les gens à en apprendre plis sur l’art et les enseignements autochtones. Et pour ce qui est de la communauté canadienne plus étendue, je pense que c’est une façon d’apprendre des choses de façon positive et amusante sur les différentes nations. »

Mettez-y de la couleur!

Diana Frost a voulu tout d’abord collaborer avec des artistes qui avaient déjà plusieurs oeuvres à leur actif. Dans le cas du premier livre, elle a rencontré l’artiste et conteur Ryan Jason Allen Willert, qui habite à Red Deer. La moitié de ses oeuvres étaient déjà en noir et blanc.

Bien qu’il ait été élevé dans un milieu non autochtone, il a renoué avec ses racines pieds-noirs, de la Première Nation Siksika.

Le dessin d'une grue sur le dos d'un oursAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ryan Jason Allan Willert a appris la technique de dessin par encre noire par son père de même souche.

Photo : Colouring it Forward / Ryan Jason Allan Willert

Comme il fallait trouver un deuxième artiste, Ryan a présenté Kalum Teke Dan, un artiste pied-noir de Calgary, ainsi qu'un aîné, à Diana Frost.

Le travail collectif pouvait commencer.

Un livre à colorier est ouvert et montre une femme dessinée entourée de papillons.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il faut travailler sur les histoires et les enseignements pour les jumeler aux oeuvres d’art.

Photo : Colouring it Forward / Kalum.T.Dan

Trois autres livres ont été produits et représentent les Denés du nord (Territoire du Nord-Ouest), les Cris et les Ojibwés.

Plusieurs oeuvres dessinées sur le dos d'un livre à colorier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Christiana Latham et Michael Fatt sont les artistes du 2e livre, de la nation Dénée du Nord.

Photo : Colouring it Forward

Le quatrième livre, paru la semaine dernière, est particulier pour Diana Frost. Elle a été contactée par l’artiste Onagottay, qui est aussi un aîné. Il vient d’Ontario, près de Kingston, et travaille pour l’organisme Kingston Language Institute, qui revitalise, entre autres, les langues autochtones.

Le dessus d'un livre à colorier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le 4e livre est le seul traduit dans la langue Ojibway.

Photo : Colouring it Forward

« Il avait vu mon premier livre et trouvait que c’était très positif, que ça aidait les gens à guérir, que ce soit des effets liés aux pensionnats autochtones ou d'autres blessures. Il voulait pouvoir y participer et aussi pouvoir changer des choses. »

Au-delà des livres à colorier, Diana Frost a mis en place l’année dernière des calendriers rassemblant les oeuvres de 14 artistes de partout au Canada, tous de Premières Nations différentes.

On peut y retrouver les anniversaires de héros autochtones.

Un calendrierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Elle a travaillé également avec un aîné afin d’écrire certains passages qui expliquent les problématiques autochtones.

Photo : Colouring it Forward

« J’aimerais encourager les gens à montrer leur solidarité envers la réconciliation cette année. Et en achetant de l’art, je pense que c’est une façon positive de le faire. »

— Une citation de  Diana Frost

Pour plus d'information ou pour encourager les artistes, vous pouvez visiter le site dont le lien figure au bas de l'article.

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