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Chandler souhaite des explications de la police

Gros plan sur des gyrophares activés.
Des gyrophares d'auto-patrouille par un soir d'hiver Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Radio-Canada

La Ville de Chandler mandate une firme d'avocats pour faire la lumière sur la perquisition faite par la Sûreté du Québec le 6 décembre dernier lors d'une soirée organisée par un conseiller municipal pour souligner le travail de bénévoles.

Un texte de Martin Toulgoat

Mercredi, lors d’une séance extraordinaire, quatre conseillers municipaux sur six ont adopté une résolution pour mandater le procureur de la municipalité, Philippe Asselin, afin qu’il se penche sur les motifs qui ont conduit à ce mandat de perquisition.

Le conseiller municipal Bruno-Pierre Godbout a organisé une soirée de reconnaissance dans un bâtiment appartenant à l’Association des jeunes de Newport, sans avoir toutefois un permis pour offrir de l’alcool.

Un homme se fait interviewer sur une plage. Derrière lui, on voit la mer et un sauveteur. Bruno-Pierre Godbout, conseiller municipal, quartier Newport à Chandler Photo : Radio-Canada

Les policiers ont ainsi interrompu la soirée en présentant un mandat de perquisition à l’organisateur. Un mandat qui visait l’établissement et non le conseiller municipal. Les policiers ont par la suite saisi les boissons alcoolisées et invité les personnes présentes à quitter les lieux.

L'affidavit présenté au juge Denis Paradis par la Sûreté du Québec, pour obtenir ce mandat, révèle que ce n'était pas la première fois que des boissons alcoolisées étaient offertes sans permis à l'intérieur du bâtiment de l'Association des jeunes de Newport.

On est capables d’avouer qu’on n’avait pas de permis de réunion à 30 $, mais je pense que c’est un manque de jugement de dépêcher sept voitures de police et 14 policiers pour faire une telle intervention.

Bruno-Pierre Godbout, conseiller municipal à Chandler
Façade de l'hôtel de ville de ChandlerHôtel de ville de Chandler Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat


L’avocat de la Ville est ainsi mandaté pour évaluer les motifs qui ont mené à ce mandat de perquisition.

On aurait aimé le savoir avant, qu’il y avait une plainte. On se serait conformés ou on aurait annulé l’événement et on a mandaté la firme Morency Avocats pour aller chercher toutes les informations et les documents en lien avec cette perquisition-là, conclut le conseiller municipal.

Les élus demandent aussi, avec cette résolution, une rencontre avec la direction régionale de la Sûreté du Québec.

La mairesse de Chandler, Louisette Langlois, préfère attendre la rencontre avec la Sûreté du Québec avant de commenter cette affaire.

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