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La Ville de Québec offre un cadeau de Noël aux organismes communautaires

Le maire de Québec, Régis Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Ville de Québec donne un répit financier aux organismes communautaires. Le fonds immobilier communautaire ne servira plus à faire des prêts aux organismes. Il va dorénavant leur accorder des subventions.

Un texte de Jean-François Nadeau

Les quatre derniers prêts qui avaient été consentis à MIELS-Québec, à la Maison des Entreprises de Coeur, au Centre de l'environnement et à Entraide Agapè ont d'ailleurs été convertis en subventions. Le montant total des sommes allouées s'élève à 1 115 000 $.

Une initiative qui permet aux organismes communautaires de souffler. La plupart n'avaient pas les moyens de rembourser leurs prêts. Depuis la création du fonds, sept prêts remboursables en 30 ans ont été consentis. Un seul a été remboursé.

« Un moment donné, il faut arrêter de se conter des mensonges. Ça donnait bonne bouche aux politiciens de dire c'est un prêt qui va être remboursé, alors qu'on savait qu'il ne serait jamais remboursé », soutient le maire de Québec, Régis Labeaume.

Les subventions doivent aller à des projets à caractère communautaire, avoir un impact social important et démontrer une implication financière significative de la part de ceux qui les reçoivent. Les organismes doivent aussi s'engager à poursuivre leurs activités pendant au moins cinq ans.

La banque alimentaire et ressourcerie Entraide Agapè, par exemple, a reçu 125 000 $ pour rénover ses locaux. Les travaux ont été réalisés en 2013.

« Nos bénéficiaires ne voulaient plus venir à la banque alimentaire parce que le bâtiment commençait à tomber en ruines. Les rénovations ont fait en sorte de donner plus de dignité aux gens », explique le directeur général, Daniel Régimbal.

Le fait de ne plus avoir à rembourser de prêt va permettre aux organismes de renflouer leurs budgets d'opérations et d'offrir davantage de services aux personnes dans le besoin.

« Moi, je pense que ça fait partie de l'ensemble des outils pour avoir une ville sécuritaire. Les individus qui ont des problèmes, qui ne sont pas pris en charge, un moment donné, ils éclatent », avance Régis Labeaume.

Effacer le prêt de la Ville de Québec de l'ardoise permet aussi aux organismes communautaires qui le souhaitent de contracter des emprunts auprès d'institutions financières pour réaliser des projets de plus grande envergure.

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