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Entente pour les survivants des externats autochtones : de l'aide pour faciliter la guérison

Gros plan sur Kurt Adam souriant à côté d'un sapin de Noël.
Kurt Adams, un ancien élève d’un externat autochtone espère que l’entente de principe annoncée par le fédéral permettra la guérison des gens qui ont souffert. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Kurt Adams, un ancien élève d'un externat autochtone en Saskatchewan, espère que l'entente de principe annoncée par le gouvernement fédéral facilitera la guérison des autochtones qui portent les séquelles de leur fréquentation de ces établissements scolaires. Cette entente prévoit entre autres des indemnités individuelles et des investissements en soin de santé, en éducation et pour la culture.

L'entente de principe intervient dans le cadre d'un recours collectif déposé en 2009 au nom des Autochtones qui ont fréquenté ces externats.

Contrairement aux pensionnats autochtones, les enfants fréquentaient les externats seulement durant la journée.

Difficile d’oublier

Kurt Adams donne comme exemple le fait qu'à l'externat qu'il a fréquenté, des enfants étaient punis parce qu’ils ne comprenaient pas l’anglais. On leur interdisait de pratiquer leur culture, dit-il. Il ajoute que lui-même y a subi des châtiments corporels.

Kurt Adams raconte que des adultes plaçaient des enfants contre un mur pendant qu’un professeur les frappait avec un ballon de basketball. D’autres fois, des enfants étaient fouettés.

C’est difficile d’oublier […], c’est un souvenir dont on ne se débarrasse jamais.

Kurt Adams

Ce dernier a par la suite été placé dans un pensionnat autochtone où il a subi des agressions sexuelles.

De l’aide pour guérir

L’entente de principe annoncée le 7 décembre n’indique pas encore le montant des compensations financières qui seront remises aux survivants. L'entente prévoit des investissements de 200 millions $ pour appuyer la guérison, le mieux-être, la langue ainsi que la culture. Un financement est aussi prévu pour les frais juridiques.

Kurt Adams explique qu’après avoir fréquenté ces externats, il a souffert de dépendance. Il souligne qu'il a eu droit à des compensations pour les sévices subis dans les pensionnats autochtones. Grâce à cet argent, il a pu chercher l’aide de spécialistes pour l’aider à s’en remettre.

Il espère que cette entente pour les survivants des externats autochtones va aider les anciens élèves à trouver la guérison. Toutefois, il prévient que l’argent ne suffit pas.

Quand on a une dépendance à l’alcool ou à la drogue, et que soudainement on reçoit 100 000 $, on ne va pas nécessairement chercher l’aide de spécialistes, on va chercher à satisfaire sa dépendance, met-il en garde.

L’entente de principe devrait être soumise à l’approbation de la Cour fédérale du Canada au printemps de l’année prochaine.

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