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Davie livre à la Garde côtière son premier brise-glace en 25 ans

Le NGCC Captain Molly Kool amarré à l'un des quais de l'entreprise Chantier Davie, à Lévis.

Le NGCC Captain Molly Kool

Photo : Radio-Canada / Cimon Leblanc

Radio-Canada

Le chantier naval Davie a livré vendredi le premier des trois brise-glace que la Garde côtière canadienne lui a commandés. Le NGCC Captain Molly Kool prendra la mer dès samedi.

Le brise-glace a été nommé en l'honneur de la première femme capitaine au long cours en Amérique du Nord. Molly Kool est née en 1916 au Nouveau-Brunswick.

C’est la première fois en 25 ans que la Garde côtière met à flot un nouveau brise-glace. Il s’agit d’un ancien navire scandinave qui a été reconverti pour répondre aux besoins opérationnels de l’organisme fédéral.

Les deux autres brise-glace devraient être livrés à l’automne 2019 et au printemps 2020.

Contrat bonifié

Ottawa a profité de la mise en service du NGCC Captain Molly Kool pour annoncer une bonification de l’enveloppe allouée au projet de l’ordre de 90 millions de dollars.

Cette somme, qui servira à exécuter principalement des travaux supplémentaires de maintenance, permettra à Chantier Davie de rappeler une centaine de travailleurs.

L’entreprise de Lévis rappelle toutefois qu’elle aura besoin de nouveaux contrats pour rouler à plein régime.

« Actuellement, on est un peu plus de 100. C’est une saignée épouvantable si on compare à ce qu’on était en octobre [2017], 1500 travailleurs, mais on va le prendre », a souligné le porte-parole de Chantier Davie, Frédérik Boisvert.

Garder l’expertise

Selon lui, l’octroi d’un contrat pour la conversion d’un deuxième ravitailleur destiné à la Marine royale canadienne, l’Obélix, est la solution pour assurer la survie du chantier au cours des prochaines années.

Frédérik Boisvert a insisté sur l’importance de préserver l’expertise dans la région en vue du contrat d’entretien des frégates canadiennes. Il espère pouvoir rappeler les quelque 1000 travailleurs qui ont été mis à pied dans la dernière année.

« On veut les réemployer, on veut être sûr que l’expertise, on la garde, parce que, sachez quelque chose, le contrat de 2021 pour les frégates, qui va employer des centaines de travailleurs, il faut se rendre jusque là », a martelé M. Boisvert.

Avec les informations d’Alexandra Duval

Chantier naval

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