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Réouverture du marché de Noël de Strasbourg sous haute sécurité

Une femme pose avec le père Noël en présence de policiers.
Des policiers lourdement armés patrouillent le marché de Noël de Strasbourg qui rouvrait ses portes vendredi matin après l'attaque de mardi. Photo: Reuters / Christian Hartmann

Le bilan des victimes de la fusillade du marché de Noël de Strasbourg est maintenant de 4 morts et 12 blessés, à la suite du décès d'un blessé grave. Pendant ce temps, des proches du suspect de la fusillade sont toujours interrogés par la police.

Les citoyens de Strasbourg ont pu retrouver vendredi matin le marché de Noël qui fait la renommée de leur ville, malgré le deuil et le climat d'insécurité laissés par l'attaque de mardi soir.

Le président Emmanuel Macron s'y est également rendu en fin d'après-midi. Il s'est recueilli en hommage aux victimes et a salué des membres des forces de l'ordre, avant de faire un bain de foule au marché de Noël.

Jeudi, après la mort de Cherif Chekatt sous les balles de la police au terme d’une traque de deux jours, les autorités municipales et gouvernementales ont pris la décision de rouvrir dès vendredi matin le marché de Noël.

C’est le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui en a fait l’annonce officielle jeudi soir, précisant que des mesures de sécurité additionnelles seraient déployées sur le site.

Selon le ministre Castaner, des policiers nationaux seront déployés en permanence au marché de Noël, dont le nombre d’entrées a été réduit afin d’exercer un meilleur contrôle sur les allées et venues.

Se disant « très heureux » de cette décision, le maire de Strasbourg, Roland Ries, a expliqué que la neutralisation du principal suspect dans cette fusillade qui a fait 4 morts et 12 blessés, selon un nouveau bilan, avait rendu la décision plus facile à prendre.

La quatrième victime, qui a succombé à ses blessures au cours des dernières heures, était à l'hôpital depuis mardi dans un état très précaire, a expliqué le parquet de Paris.

Une cinquième victime se trouve toujours dans un état de mort cérébrale. Parmi les 11 autres blessés, quatre sont toujours hospitalisés, a précisé la police.

Sept proches de Chekatt toujours détenus

Des policiers lourdement armés sortent d'un véhicule. Les policiers ont abattu le suspect de l'attentat de Strasbourg, jeudi. Photo : AFP/Getty Images / Sébastien Bozon

Pendant ce temps, la police maintient toujours en détention sept proches de Cherif Chekatt, 29 ans, qui avait pris la fuite mardi après avoir ouvert le feu dans le marché de Noël de Strasbourg.

Connu des milieux policiers français, Chekatt a été abattu jeudi au terme d’une brève fusillade par trois policiers qui l’avaient intercepté dans le quartier du Neudorf, à Strasbourg.

Selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, qui supervise l'enquête sur cet attentat, les proches de Chekatt demeureront en garde à vue le temps que les enquêteurs déterminent s’il a agi seul ou s’il avait des complices.

« L'enquête va désormais se poursuivre afin d'identifier d'éventuels complices ou coauteurs [...] et de voir s'il a pu bénéficier de soutiens dans sa fuite », a précisé le procureur Rémy Heitz.

Les personnes détenues par la police sont le père, la mère et deux des frères de Cherif Chekatt, ainsi que trois personnes de son entourage.

Castaner dénonce l'opportunisme de l'État islamique

Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a qualifié de « totalement opportuniste » l'empressement avec lequel le groupe armé État islamique a annoncé que Cherif Chekatt était un de ses « soldats », peu de temps après avoir été abattu.

Selon Christophe Castaner, « rien n'indique » à ce stade que Cherif Chekatt ait été « intégré dans un réseau » ou qu'il ait bénéficié de « protections particulières ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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