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Climat politique en Chine : un entrepreneur du N.-B. entre la crainte et l’optimisme

Luc Jalbert dans les studios de Radio-Canada à Moncton
Luc Jalbert, cofondateur de Prelam, à Moncton, compte plus de 20 ans d'expérience dans le monde des affaires. Photo: Radio-Canada / André Maillet
Radio-Canada

Un entrepreneur néo-brunswickois qui fait affaire en Chine ressent une certaine crainte dans le contexte des tensions commerciales entre ce pays et les États-Unis, de l'arrestation à Vancouver de la directrice financière de l'entreprise chinoise Huawei, et de l'arrestation de deux Canadiens en Chine.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

Luc Jalbert, cofondateur de l’entreprise Prelam, à Moncton, est allé en Chine plus de 30 fois dans le cadre de missions économiques et de voyages d’affaires. Prelam achète certains produits en Chine. L'entreprise a commencé, il y a deux ans, à vendre ses assainisseurs dans ce pays. M. Jalbert compte se rendre à nouveau en Chine cet hiver.

C’est très, très sécuritaire, mais avec ce qui se passe avec Trump et avec ce qui s’est passé avec la compagnie Huawei, ça me donne un petit peu de crainte de savoir que quand je vais entrer [en Chine], je vais passer les douanes, je vais aller faire affaire, mais est-ce que je peux me faire arrêter pour n’importe quoi? Probablement pas. Je croirais que c’est vraiment sécuritaire, a affirmé Luc Jalbert, durant une entrevue accordée à l'émission radiophonique Le réveil Nouveau-Brunswick, d'ICI Acadie.

Les événements récents ne risquent pas de nuire aux activités de Prelam en Chine, croit l’entrepreneur.

Je pense que c’est plus de la politique qu’autre chose. Je ne crois pas que ça va nous affecter parce qu’on achète beaucoup aussi de la Chine. Comme là au mois de janvier il faut que j’aille faire d’autres achats pour ramener des matériaux au Canada pour faire la [fabrication]. En tout, je ne crois pas qu’il y a un problème de ce côté-là, explique Luc Jalbert.

Boycottage de produits canadiens en Chine

L’entreprise canadienne Canada Goose est visée par une campagne de boycottage en Chine à la suite de la détention de la directrice financière de Huawei, Wanzhou Meng, mais cela n’ébranle pas Luc Jalbert.

Une compagnie comme la mienne n’est pas aussi connue que Canada Goose. Je pense que Canada Goose est vraiment un symbole politique ou un statement comparé à nous. Je ne crois pas que ça va affecter Prelam, dit-il.

L'entrepreneur reste toutefois attentif au climat politique entourant les événements récents.

Là, je regarde pour voir s’il y a un avertissement pour voyager. Si je vois qu’il y a un avertissement, je vais peut-être reconsidérer mon voyage et le [reporter] jusqu’au temps que ça refroidisse un peu, conclut Luc Jalbert.

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