•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Brexit : la Commission européenne va intensifier ses préparatifs en cas de « no deal »

Le président de la Commission européenne avertit que l'UE va intensifier ses préparatifs en cas de "no deal" concernant le Brexit.

La première ministre britannique Theresa May s'entretient avec Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, lors d'une réunion à Bruxelles.

Photo : Reuters / Yves Herman

Agence France-Presse

La Commission européenne va intensifier ses préparatifs en cas d'absence d'accord (ou « no deal ») avec le Royaume-Uni sur sa sortie de l'UE, a affirmé jeudi son président Jean-Claude Juncker à l'issue d'un sommet européen consacré au Brexit.

Nos amis britanniques doivent dire ce qu'ils veulent au lieu de nous faire dire ce que nous voulons.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

Il a annoncé que l'exécutif européen publierait le mercredi 19 décembre « toutes les informations généralement utiles qui concernent la préparation d'un “no deal” ».

Selon le président du Conseil européen Donald Tusk, la première ministre britannique Theresa May, qui s'est exprimée en début de soirée devant les dirigeants européens, a fait part de « ses difficultés » à faire ratifier par son Parlement l'accord de retrait conclu avec l'UE et a demandé « des assurances supplémentaires ».

M. Juncker a jugé « assez inconcevable » qu'au Royaume-Uni on pense que c'est à l'UE de « proposer des réponses ». « C'est plutôt au gouvernement britannique de nous dire ce qu'il veut exactement », a-t-il dit.

Mauvaise ambiance

Selon une source européenne, l'ambiance au dîner était « très mauvaise ».

« Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait » et a été régulièrement interrompue par la chancelière allemande Angela Merkel qui lui demandait ce qu'elle attendait exactement, a affirmé cette source.

Selon une autre source européenne, l'aide des 27 ne pourra être envisagée que si Mme May revient dans les prochaines semaines avec des propositions précises.

Le gouvernement britannique a fixé au 21 janvier la date limite pour que l'accord soit voté au Parlement.

Dans ses conclusions, le Conseil européen réaffirme que le filet de sécurité (ou « backstop ») destiné à éviter une frontière dure en Irlande et qui inquiète les partisans britanniques d'une rupture nette n'a vocation à s'appliquer que temporairement.

Il se dit « fermement déterminé à travailler rapidement » sur une solution alternative d'ici au 31 décembre 2020, c'est-à-dire avant la fin de la période de transition qui doit suivre le départ britannique, pour éviter la mise en place de ce filet de sécurité.

« Si le filet de sécurité devait néanmoins être déclenché [...] l'Union ferait tout ce qui est en son pouvoir pour négocier et conclure rapidement un accord ultérieur qui [le] remplacerait. »

Politique internationale

International