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Université de l'Ontario français : le Comité des langues officielles convoque de force deux sous-ministres

La colline du Parlement, en hiver, avec de la neige
La colline du Parlement, en hiver Photo: Radio-Canada / Michel Aspirot

Loin d'en avoir terminé avec la « crise de l'Ontario », les membres du Comité permanent des langues officielles comptent poursuivre leur étude sur la francophonie canadienne, après les Fêtes, et veulent obliger les sous-ministres des Affaires francophones ainsi que de la Formation et des Collèges et Universités à témoigner.

Un texte d'Angie Bonenfant



Après avoir essuyé les refus de Caroline Mulroney et de sa collègue Merrilee Fullerton, les membres ont convoqué avec insistance leurs sous-ministres respectifs Marie-Lison Fougère et George Zegarac.

Les deux sous-ministres ne peuvent pas, à l’instar de leurs patronnes, refuser de comparaître puisque cette invitation est accompagnée d’une menace d’assignation.



Cette convocation obligatoire a été envoyée, jeudi matin, après la dernière séance du comité de l’année. Le président, le libéral Denis Paradis, tient à aller au fond des choses dans ce dossier qu’il considère très important.



C'est quasiment constitutionnel, ce qui se passe. Plusieurs témoins l'ont mentionné, ça se situe en haut de la barre, a-t-il exposé avant de prendre congé. C'est important ce qui se passe en Ontario présentement. On ne voudrait pas que ça déboule dans d'autres provinces.



C'est important à ce moment-ci de garder le dossier bien vivant!

Denis Paradis, président du Comité permanent des langues officielles

Les deux sous-ministres ont été invités pour faire une mise au point sur la situation de l'Université de l'Ontario français. Les deux témoignages sont prévus les 29 et 31 janvier.

Le comité déposera en Chambre un rapport à la mi-février. 



Une dame devant des drapeaux du CanadaDyane Adam Photo : La Presse canadienne / Tom Hanson

« C'est fini l'attentisme! »



La présidente du Conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français, Dyane Adam, est venue rappeler aux membres du Comité permanent des langues officielles, jeudi, que le temps presse.

En attendant une solution concrète dans le dossier de l’université franco-ontarienne, elle espère un financement temporaire pour que le projet demeure sur les rails, même si cela repousse quelque peu la date d’ouverture après 2020.

Si on me donnait un financement permanent en me disant qu’on fait de l’Université de l’Ontario français une université de référence et que le fédéral prend ça en charge, je serais ravie, a-t-elle d’abord tenu à préciser. Mais, ceci dit, il faut autant que possible racheter un peu de temps pour trouver des solutions.

Plus le temps s’écoule, plus ça devient difficile [de maintenir l’ouverture pour 2020].

Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français

Le fédéral peut appuyer l’université de manière différente. Il peut y aller dans des créneaux qui sont moins de compétences provinciales pour avoir le temps d’entamer des discussions qui sont en mode de résolution de problème, a-t-elle expliqué.

Mme Adam a indiqué que la situation est urgente. Le financement de l’Université de l’Ontario français prendra fin le 15 janvier et les employés seront renvoyés.

Le député de Drummond, le néo-démocrate François Choquette, se rallie à la position de Mme Adam. Ce n’est pas l’idéal, mais on n’est pas dans une situation idéale, a-t-il fait valoir. La situation idéale serait l’ouverture en 2020, mais si on ne peut pas le faire, voyons des solutions mitoyennes.

Il faut voir tous les scénarios devant nous.

François Choquette, député néo-démocrate et membre du Comité permanent des langues officielles

Le gouvernement fédéral a entre ses mains et dans ses compétences la possibilité de garder [à l'emploi] les employés de l’Université de l’Ontario français en leur donnant, par exemple, une mission différente à court et moyen terme.

Le temps est contre nous, a rappelé M. Choquette. Il ne faut pas qu’on se retrouve dans une situation où on n’aura plus d’exécutif, plus de travailleurs, ni de lieu. Allons de l’avant pour une solution temporaire. Et par la suite, on pourra réactiver le projet de l’université.

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale