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Le manque de main-d'oeuvre touche également les communautés autochtones

Pikogan
Pikogan Photo: pikogan
Radio-Canada

Plusieurs communautés autochtones de l'Abitibi-Témiscamingue vivent une pénurie importante de main-d'œuvre. À l'instar des employeurs de la région, les communautés peinent à recruter du personnel, ce qui parfois retarde certains projets de développement.

Un texte de Boualem Hadjouti

La conseillère en ressources humaines à Pikogan doit recruter 6 personnes pour différents postes dans la communauté.

Ce n'est toutefois pas chose facile, affirme Nycia Tremblay, qui va souvent afficher plusieurs fois les postes pour avoir des candidats intéressants.

Effectivement, ça retarde certains projets et au niveau des ressources humaines à l'interne, il faut doubler d'ardeur, dit-elle. Lorsqu'un poste n'est pas [pourvu], nécessairement, il faut pallier ce manque, donc la personne qui est en poste double d'ardeur. Nécessairement, on ressent une certaine surcharge de travail.

À Lac-Simon, le problème se pose surtout pour des emplois dans le secteur éducatif, où une vingtaine de postes doivent être pourvus.

Plusieurs candidats viennent de l'extérieur de la région et la communauté peine à leur trouver un logement, regrette la cheffe, Adrienne Jérôme.

La cheffe de Lac-Simon, Adrienne JérômeLa cheffe de Lac-Simon, Adrienne Jérôme Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

On a une grosse pénurie de logements dans la communauté de Lac-Simon et on a demandé aux gens du ministère [des Affaires autochtones] si on pouvait avoir des logements pour pouvoir les héberger.

Adrienne Jérôme

C'est surtout l'hébergement qui fait défaut, dit-elle. On a déjà hébergé plusieurs policiers à Louvicourt, on leur a loué une maison pour les policiers... on a eu des infirmières qu'on a hébergées à Louvicourt, c'est toujours ça la question qui nous cause des problèmes, c'est l'hébergement.

La Première Nation de Timiskaming peine aussi à recruter pour réaliser ses projets.

Cette année, plusieurs constructions et rénovations n'ont pu être achevées qu'en décembre au lieu de septembre, faute d'employés.

Timiskaming first nationTimiskaming first nation (archives) Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

Le manque de main-d'œuvre pourrait aussi retarder l'achèvement de deux projets importants, une nouvelle station d'essence et un projet touristique, le village algonquin.

On croise les doigts, mais il va en manquer [des employés]. [Il nous manque] un peu de tout, la machinerie, la main-d'œuvre ouvrière, la plomberie, l'électricité, trop d'ouvrage, mais pas trop de monde, explique le conseiller Steeve King.

Il pense devoir recruter à l'extérieur de la communauté et même de la région.

Abitibi–Témiscamingue

Emploi