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Football collégial : le retour aux sources de Patrick Boies

Patrick Boies
Patrick Boies Photo: Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf
Radio-Canada

Après un passage de plusieurs années comme coordonnateur offensif dans le football universitaire, Patrick Boies a effectué un véritable retour aux sources, cet automne. Non seulement il a repris les commandes de l'offensive des Élans de Garneau et les a aidés à atteindre le Bol d'Or, mais il était lui même sur les bancs d'école du cégep.

Un texte de Guillaume Piedboeuf

Entraîneur-chef des Élans lors de leurs deux conquêtes du Bol d’Or, en 2008 et 2011, Boies avait quitté la Capitale-Nationale pour un poste de coordonnateur offensif chez les Redmen de McGill, en 2012. Fonction qu’il a ensuite occupée chez les Cougars de Champlain-Lennoxville, puis chez les Gaiters de Bishop’s durant la saison 2017.

Mais après quelques années loin de sa fille et sa femme, restées à Montréal pour le travail de cette dernière, Boies et sa petite famille ont décidé de rentrer au bercail, à Québec, l’hiver dernier. Pour l’entraîneur de carrière, cela voulait dire quitter son poste à Bishop’s.

« Quand j’ai pris la décision de rentrer à Québec, j’ai débuté un processus de réorientation. À travers ça, j’ai décidé de retourner aux études en même temps que j’allais entraîner à Garneau. »

Chez les Élans, Patrick Boies n’a pas retrouvé ses fonctions d’entraîneur-chef. Il est devenu le coordonnateur offensif de son ancien coéquipier chez le Rouge et Or, Claude Juneau. Le programme de formation accélérée de 15 mois en développement web que désirait suivre Patrick Boies se donnait au cégep Garneau, lui offrant l’opportunité d’être entraîneur et étudiant sur le même campus.

Des résultats rapides

Sur le terrain, mettre en commun le savoir des deux entraîneurs d’expérience a visiblement bien fonctionné. Après quelques saisons plus difficiles, les Élans sont revenus à l’avant-plan en atteignant la finale du Bol d’Or, une première depuis 2011.

« En tant que compétiteur, c’est sûr que perdre au Bol d’Or, c’est un peu être les premiers des perdants. Mais en prenant un peu de recul, c’est quand même une bonne progression de l’équipe. En finale, on a manqué de souffle et on a fait trop de revirements. Mais, dans l’ensemble, les gars ont embarqué dans ce qu’on leur présentait. »

Puis Boies a bien aimé retrouver « l’interaction plus spéciale » qu’a un entraîneur avec ses joueurs au collégial. « Tu sens que tu as un impact sur les joueurs. Ce sont un peu des jeunes dans des corps d’adultes. Ils sont en transition dans leur vie. Au niveau universitaire, c’est plus une business. »

Deux carrières compatibles

Depuis la défaite de 41-17 contre le Phénix d’André-Grasset au Bol d’Or, le 17 novembre, le père de famille se concentre sur ses études. Compléter sa formation et se trouver un emploi dans son nouveau domaine sont ses priorités.

« Le développement web, c’est un travail que je pourrai faire à temps plein et entraîner à temps partiel, ou encore faire à temps partiel si j’ai un emploi d’entraîneur à temps plein. C’est une belle flexibilité à avoir sachant qu’il n’y a pas tant d’emplois avec de bonnes conditions dans le coaching. D’autant plus qu’en famille, on a pris la décision de revenir à Québec pour de bon. »

Sans fermer la porte si jamais un poste d’entraîneur à temps plein tombait du ciel dans la région, Patrick Boies s’attend donc à revenir à la barre de l’offensive des Élans l’automne prochain. « Je suis bien dans mon rôle. J’aime le programme que Claude a mis en place et je peux mettre mon grain de sel. »

Puis il profite du temps passé avec ses proches. « Même en faisant des journées de 13 h, cet automne, avec les études et le coaching, je voyais plus ma blonde et ma fille de trois ans que les trois dernières années quand j’étais à distance. La petite est contente, encore plus depuis la fin de la saison de foot. »

Québec

Football collégial