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Nouvelle-Écosse : pas de plan B en cas de fermeture de la papetière Northern Pulp

La papetière Northern Northern Pulp.
La papetière Northern Northern Pulp. Photo: CBC / Jeorge Sadi

La papetière Northern Pulp doit se conformer à la loi provinciale et remplacer d'ici 13 mois sa centrale de traitement des effluents, martèle le gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Mais celui-ci ne semble pas avoir de plan de contingence si l'usine décide de simplement fermer ses portes.

Nous ne sommes pas rendus là, a indiqué jeudi le ministre des Terres et de la Foresterie, Iain Rankin. Nous continuons à nous attendre à ce qu’ils respectent la date butoir.

Un plan controversé

En 2015, le gouvernement libéral de la Nouvelle-Écosse remplissait une promesse électorale faite à la Première Nation de Pictou Landing et légiférait pour obliger l’usine à remplacer, avant le 30 janvier 2020, la centrale qui déversait depuis des décennies ses effluents à Boat Harbour.

Le controversé système de remplacement que propose la papetière comprend le déversement de 70 millions de litres d’effluents chaque jour directement dans le détroit de Northumberland entre la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard.

En novembre, Paper Excellence, la société qui est propriétaire de la papetière, indiquait qu’il était peu probable qu'une nouvelle canalisation soit prête à temps pour la date butoir.

Plusieurs emplois en jeu

Que se passera-t-il si elle n’est pas construite à temps? Ce sera à l’industrie forestière de répondre à cette question, dit le ministre Rankin.

La compagnie martèle qu’elle devra fermer la papetière Northern Pulp si elle ne peut construire sa conduite. Des acteurs de l’industrie forestière en Nouvelle-Écosse s’inquiètent de cette perspective. Paper Excellence affirme que sa papetière, où travaillent environ 330 personnes, soutient jusqu’à 2000 emplois.

Iain Rankin le 13 décembre 2018 devant un drapeau de la Nouvelle-Écosse.Le ministre des Terres et de la Foresterie, Iain Rankin. Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Si les scieries veulent travailler avec nous pour trouver de nouveaux marchés, nous serons là, dit M. Rankin.

L’industrie [forestière] existe depuis longtemps en Nouvelle-Écosse et continue d’être importante pour le milieu rural, dit-il. Mais pour survivre à long terme, ils vont devoir diversifier leurs marchés et s’adapter aux réalités d’aujourd’hui.

Nous n’allons pas agir comme les gouvernements précédents, qui ont “craché” des centaines de millions de dollars pour cette industrie, ajoute le ministre.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a de son côté réitéré jeudi que le gouvernement ne repousserait pas son échéance. Il juge que les dates butoirs étaient claires pour tout le monde lorsque la loi a été adoptée en 2015.

Tim Houston le 13 décembre 2018 devant deux drapeaux de la Nouvelle-Écosse.Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse. Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

L’opposition à Halifax estime qu'il est impératif que le gouvernement développe un plan de contingence.

Le rôle du gouvernement est de penser à tout ce qui peut se produire, et à avoir un plan pour chaque éventualité, soutient le chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Houston.

Les gens s’inquiètent de ce que l’avenir leur réserve, dit M. Houston, qui est député de Pictou-Est, la circonscription où est située la papetière.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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