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L'Unité permanente anticorruption peine à recruter de nouveaux policiers

Gros plan d’un homme parlant dans un micro.

Le commissaire par intérim de l’Unité permanente anti-corruption (UPAC), Frédérick Gaudreau, lors de la présentation du rapport annuel 2017-2018 à Québec, le 13 décembre 2018.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Sept ans après sa création, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dit subir les conséquences de la mauvaise presse et avoir de la difficulté à pourvoir plusieurs postes.

Le commissaire par intérim, Frédérick Gaudreau, a dit souhaiter voir davantage de policiers s'intéresser à la lutte contre la corruption lors de la présentation de son rapport annuel 2017-2018, jeudi à Québec.

Au total, 39 individus ou personnes morales ont été condamnés cette année à la suite d'enquêtes criminelles menées par l'UPAC. C'est de loin le meilleur résultat enregistré par l'unité depuis sa création.

Mais il y a eu des tensions à l'interne; le rapport annuel montre un taux de départs volontaires de près de 30 % au sein du personnel permanent.

En conférence de presse, M. Gaudreau a déclaré vouloir passer en mode « UPAC 2.0 », c'est-à-dire faciliter l'embauche de nouveaux policiers.

À l'heure actuelle, 10 postes d'enquêteurs et plusieurs autres postes de soutien sont à pourvoir. Le bassin est jeune, selon le commissaire intérimaire, et une « grande portion » des recrues n'ont aucune expérience d'enquête.

M. Gaudreau affirme se questionner tous les jours sur la meilleure façon de rendre l'UPAC plus attrayante.

Selon lui, le peu d'intérêt des « nouvelles générations » pour la lutte contre la corruption est dû à la longueur et à la complexité des enquêtes, ainsi qu'au « spectre de la mauvaise presse », qui repousse les policiers.

Il n'exclut pas d'aller recruter à l'extérieur du Québec. « On est ouvert à toute réflexion. Ce qu'on vise, c'est d'avoir les gens les plus motivés, les plus qualifiés à faire ce type d'enquête-là », a-t-il dit.

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