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Des élus de la Haute-Gatineau demandent la destitution du PDG du CISSS de l’Outaouais

Jean Hébert répond aux questions des journalistes.
Le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais, Jean Hébert. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, en a assez des services de santé qu'elle juge insuffisants sur son territoire. En conséquence, elle demande la destitution de Jean Hébert, président-directeur général du Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Nous craignons pour la santé et la sécurité de nos citoyens, écrit Mme Lamarche, dans une lettre adressée à Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Une copie de la missive a également été envoyée au ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, et à Robert Bussière, député de Gatineau, jeudi après-midi.

Chantal Lamarche accuse Jean Hébert de n’avoir aucune écoute ni sensibilité [à] l’égard [de] la réalité des milieux ruraux inclus dans le territoire de son organisation.

Une femme en entrevue devant une rue où des voitures circulentLa préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, demande la destitution du PDG du CISSS de l'Outaouais, Jean Hébert. Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Elle déplore la perte de gouvernance et la disparition de nombreux services qui étaient auparavant offerts en région, depuis l’annonce de la Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux notamment par l’abolition des agences régionales.

Les pires craintes et scénarios prennent malheureusement forme, les uns après les autres.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

Nous souhaitons avoir en place un PDG conscient que l’Outaouais va au-delà des frontières urbaines, à l’écoute des besoins ruraux et ayant la capacité et l’autorité pour mettre en place une gouvernance en région afin de permettre un retour des services de proximité existants avant le 1er avril 2015, écrit Mme Lamarche.

La préfète affirme que les élus des municipalités de la Haute-Gatineau qu’elle représente ont tenté à « plusieurs reprises, depuis maintenant trois ans » de communiquer avec M. Hébert pour l’informer des problèmes qu’ils constatent sur leur territoire.

Il n’écoute pas, il ne répond pas [...], il nous ignore complètement. Il n’est pas capable d’accomplir ses tâches pour qu’on ait des services de proximité dans la Vallée-de-la-Gatineau, explique en entrevue celle qui dit agir au nom des politiciens, des gens d’affaires et des citoyens.

Une soixantaine de personnes au CA

Mme Lamarche s'est présentée jeudi soir au conseil d'administration du CISSS de l'Outaouais en compagnie d'une soixantaine d'élus, de citoyens et de gens d'affaires de la Haute-Gatineau pour demander la destitution de Jean Hébert.

On se sent floués dans la prestation de services actuelle. On sent aussi que l'avenir de notre région est hypothéqué par vos décisions, a lancé Madeleine Lefebvre, conseillère municipale à Maniwaki.

En mêlée de presse, le PDG du CISS de l'Outaouais a fait savoir qu'il n'avait pas l'intention de quitter son poste. On ne tape pas sur la Vallée-de-la-Gatineau, bien au contraire, s'est défendu Jean Hébert.

On essaie de les aider pour trouver une solution qui soit permanente et durable, autant pour les anesthésistes que pour les chirurgiens.

Jean Hébert, PDG du CISSS de l'Outaouais

L’Hôpital de Maniwaki n’a pas eu de chirurgien de garde à deux reprises en moins d’un mois récemment. En septembre, un manque d’anesthésiologistes au même établissement a menacé le département de chirurgie de fermeture temporaire pendant deux semaines.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Santé