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Une Première Nation est sans conseil de bande des mois après l'élection

Portrait de Nicholette Prince, à l'extérieur.
Nicholette Prince, une enseignante au collège de Nouvelle-Calédonie, a porté en appel le résultat de l’élection au sein de sa Première Nation. Photo: fournie par Nicholette Prince

Le résultat d'une élection pour pourvoir quatre postes au conseil de bande des Nak'azdli Whut'en, une Première Nation du nord de la Colombie-Britannique, est toujours incertain en raison de l'appel interjeté par une résidente.

Les membres de la nation Nak'azdli Whut'en, à 100 km au nord-ouest de Prince George, ont voté en août pour élire quatre conseillers, dont Vincent McKinnon, le frère du chef actuel.

L'une des membres de la Nation, Nicholette Prince, doute toutefois de la validité de son élection.

« Quand j’ai vu qu’il avait remporté un poste, j’ai porté le résultat en appel. Il a un dossier criminel. Je ne sais pas pourquoi il s’est même présenté », explique-t-elle.

Selon le code électoral des Nak'azdli Whut'en, adopté en 2015, une personne ne peut être élue au conseil de bande si elle a été reconnue coupable d’actes criminels.

Vincent McKinnon a pourtant été reconnu coupable de méfaits, d’agression et d’avoir enfreint les conditions de sa libération.

Vincent McKinnon obtient le quatrième et dernier poste de conseiller, avec 79 votes.La liste des résultats de l’élection d'août 2018 Photo : Nak'azdli Whut'en

« Le passé est passé »

M. McKinnon reconnaît qu’il a déjà eu des démêlés avec la justice, mais il croit que ça ne devrait pas l’empêcher d’avoir un siège au conseil.

« J’ai eu quelques situations, mais rien qui devrait m’empêcher de… Je ne suis pas un prédateur sexuel ou quoi que ce soit », affirme-t-il.

« Le passé est passé. Je crois que la communauté a choisi et qu’il faut respecter leur choix », soutient Vincent McKinnon.

Il ajoute que les accusations portées contre lui n’étaient pas pour des actes criminels, mais plutôt pour des infractions punissables par des procédures sommaires, qui sont moins graves, selon le Code criminel canadien.

Vincent McKinnon Jr, devant un gisement minier.Vincent McKinnon Jr dit qu'il s'est lancé dans la course pour mieux représenter les jeunes. Photo : Vinny McKinnon/Facebook

Les procédures piétinent

Nichollette Prince dit qu’elle va laisser au panel d’appel le soin de faire la distinction entre les différents types de crime et l’admissibilité de Vincent McKinnon.

Elle se demande cependant pourquoi les procédures sont si longues.

Le code électoral de la Nation décrit la marche à suivre dans le cas d’un appel. Un panel d’appel doit être mis sur pied, et les membres ont 21 jours pour en arriver à une décision.

La date butoir n’a pas été respectée et personne ne semble savoir pourquoi.

Le seul commentaire du conseil de bande actuel est venu du chef, Alec McKinnon, qui refuse de parler, puisqu’il est en situation de conflit d’intérêts, Vincent McKinnon étant son frère.

Entre temps, les trois autres conseillers élus aux élections d’août ne peuvent toujours pas entrer en poste, puisque les procédures d’appel impliquent que l’ancien conseil doit siéger jusqu’à ce que la décision soit prise.

Aileen Prince, une conseillère élue, ne sait pas vers qui se tourner. « Qui est responsable dans ce cas-ci? » se demande-t-elle? « Personne ne le sait. »

D’après les informations de Chantelle Bellrichard

Colombie-Britannique et Yukon

Crises politiques