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Des dizaines d'appels à la bombe non fondés au Canada et aux États-Unis

Gros plan sur des gyrophares activés.
Les policiers ont effectué des vérifications dans les établissements visés par ces courriels menaçants. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Radio-Canada

Des établissements situés en Amérique du Nord ont été visés jeudi par une série d'appels à la bombe envoyés par courriel. Les autorités estiment pour le moment que ces appels, réclamant parfois le paiement de 20 000 $ en bitcoins, sont des canulars.

La police d’Ottawa, qui dit avoir reçu plus d'une dizaine d'appels liés à ce genre de menaces, a confirmé que des rançons sont exigées. Elle a invité le public à ne pas y donner suite.

Cinq messages menaçants ont été envoyés à des établissements situés sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). « On prend ça au sérieux », a indiqué le porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant, précisant que les policiers avaient fait des vérifications à l’intérieur des endroits visés par ces messages.

Le SPVM collabore avec la Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour tenter de retracer l'origine du courriel, qui serait « mal écrit en anglais ».

D’autres de ces faux appels à la bombe ont été recensés à Boisbriand et à Blainville.

En Ontario, les services de police des villes de Timmins, de Mississauga, de Brampton, de York et de Toronto sont intervenus à la suite d'appels similaires.

Dans la Ville Reine, la station de métro King, au centre-ville, a été évacuée. L'ordre d'évacuation a depuis été levé. Le modus operandi n'était toutefois pas le même, puisque la menace n'est pas arrivée par courriel.

Le service de police de Winnipeg a également indiqué qu'un certain nombre d'alertes à la bombe avaient été envoyées par courriel à des entreprises « de partout en ville ».

À Calgary, le service de police a averti la population qu'il y aurait des délais d'attente plus longs pour les appels, en raison du nombre d'alertes à la bombe qu'elle recevait. Bien que ces menaces ne soient pas jugées crédibles, « par excès de prudence, nous les traitons comme si elles étaient réelles », a-t-on indiqué.

Aux États-Unis aussi

D’autres menaces jugées non fondées ont été rapportées notamment à New York, à Palm Beach County, en Floride, à Boise, en Idaho, à l’Université Penn State, en Pennsylvanie et près d’Atlanta, en Georgie.

Selon les autorités américaines, ces alertes à la bombe envoyées par courriel notamment dans des dizaines d'écoles et d'édifices gouvernementaux semblent être des canulars.

Les forces de l'ordre d'un peu partout aux États-Unis ont rejeté ces menaces, qui, selon elles, étaient destinées à perturber l'activité dans le pays et à contraindre les établissements visés à envoyer de l'argent en bitcoins.

Certains des courriels portaient la ligne d'objet « Pensez-y deux fois ». L'expéditeur prétendait qu'une petite bombe avait été posée dans l'immeuble du destinataire et que la seule façon d'empêcher son déclenchement était de payer 20 000 $ en bitcoins par voie électronique.

« Nous surveillons actuellement de multiples alertes à la bombe qui ont été envoyées par voie électronique à divers endroits de la ville. Ces menaces sont également signalées à d'autres endroits dans le pays et ne sont PAS considérées comme crédibles pour le moment », a tweeté l'unité antiterroriste de la police de la ville de New York.

Avec les informations de La Presse canadienne

Justice et faits divers