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Le Canada doit investir davantage dans le tourisme, selon Mélanie Joly

Une vue aérienne depuis les murs de pierre de l'ancienne cathédrale de Saint-Boniface, où l'on voit l'esplanade Louis-Riel, le pont Provencher, le Musée canadien pour les Droits de la personne et les immeubles de Winnipeg.
Le Canada peut doubler la valeur économique du tourisme international d’ici 2030, si les investissements nécessaires sont faits, affirme un rapport. Photo: Radio-Canada / Trevor Lyons

Le comité consultatif sur la création d'emplois et le tourisme créé cet automne par la ministre du Tourisme, Mélanie Joly, estime possible de doubler la valeur économique du tourisme international au Canada d'ici 2030.

Un texte de Denis-Michel Thibeault

Des investissements importants sont cependant nécessaires pour y arriver, conclut le groupe dirigé par l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna dans un rapport déposé lundi. Il s’agit d'une première étape dans la stratégie de la ministre Joly pour revigorer l’industrie touristique au Canada.

« Nous allons arriver avec une nouvelle stratégie avant l’été », promet Mélanie Joly, qui voit dans ce rapport la preuve qu’il y a des occasions de croissance économique pour le Canada.

« Le Canada a une marque intéressante dans le monde […], mais on doit faire plus », ajoute la ministre responsable du Tourisme.

La Nouvelle-Zélande, par exemple, investit 22,30 $ pour chaque touriste étranger, et l’Irlande, 12,30 $. Un échantillon de 20 pays semblables au Canada montre qu'ils ont dépensé en moyenne 7,40 $ par touriste. Au Canada, cet investissement est de seulement 5,70 $.

En effet, à l’heure actuelle, les revenus du tourisme au Canada comptent pour 2 % du PIB avec des recettes totales de 98 milliards de dollars.

L'industrie touristique mondiale, qui représente 8000 milliards de dollars, est en croissance de 4 % par année. Cette croissance devrait se situer aux environs de 3 % entre 2020 et 2030. Le rapport du comité consultatif prédit que la croissance de l'industrie touristique au pays pourrait rester stable à 4 % par an, et même atteindre 6,4 % en 2030.

Une jeune femme aux cheveux blondsLa ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly Photo : Radio-Canada

Toujours selon le rapport, le nombre de visiteurs annuels est passé de 20 millions à 16 millions entre 2003 et 2009 et a connu une remontée entre 2011 et 2016, avec 20 millions de visiteurs par an.

« Ce qui est présenté dans l’étude, c’est que nous devons augmenter notre capacité. Nous devons investir dans nos infrastructures pour qu’il y ait une meilleure offre », résume Mélanie Joly.

Mieux valoriser les attractions

Le nombre de visiteurs internationaux au Canada croît plus rapidement que dans les autres pays, mais il reste encore beaucoup à faire, selon la directrice générale de Tourisme Riel à Winnipeg, Michelle Gervais.

« C’est important de valoriser les produits et d'investir dans la promotion de ces attractions », explique-t-elle.

Elle trouve « prometteur et encourageant de voir que le fédéral réalise que le tourisme, ce n’est pas juste une industrie de plaisir ».

On ne réalise pas souvent l’impact économique de tout ça.

Michelle Gervais, directrice générale de Tourisme Riel à Winnipeg

« Il y a tellement de secteurs économiques touchés par le tourisme, simplement parce qu’on augmente la population dans un lieu, soutient-elle. On a juste à regarder ce qui se passe à Churchill, un petit village de 800 personnes qui passe à 6000 personnes pendant la saison des ours polaires », ajoute-t-elle.

Ce point de vue est aussi celui de Dayna Spiring. Selon la présidente et directrice générale de l’organisme Economic Development Winnipeg. « Les voyageurs internationaux commencent à s’intéresser à la ville de Winnipeg, et nous devons profiter de cet élan. »

« Le tourisme est un moteur économique important pour notre ville et notre province », affirme Dayna Spiring.

La Ville de Winnipeg et la province du Manitoba, dit-elle, doivent continuer de promouvoir « les belles et bonnes choses » qu'elles ont à offrir.

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