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Trois-Rivières dénonce la double facturation pour les services policiers

Véhicule de police dans un stationnement
Archives Photo: Radio-Canada / Jef Fortier
Radio-Canada

La Ville de Trois-Rivières dénonce haut et fort ce qu'elle considère être une iniquité flagrante par rapport aux coûts des services policiers.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, a annoncé jeudi que la hausse des coûts pour les municipalités desservies par la Sûreté du Québec (SQ) se limiterait à 3 % en 2019.

Plusieurs villes ayant leur propre service de police, dont Trois-Rivières, déplorent toutefois la double facturation pour leurs citoyens.

Le responsable des relations publiques et des médias à la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, fait valoir que les Trifluviens paient pour leur corps policier de même que pour la SQ.

Non seulement on trouve ça inéquitable, on crie à l'injustice et on aimerait que le gouvernement ait une oreille attentive à nos revendications.

Yvan Toutant, responsable des relations publiques et des médias à la Ville de Trois-Rivières

En 2018, [les services policiers] ont accaparé 31 millions de dollars. C'est 12 % du budget total qui va à la police et en 2019, dans le budget qu’on va présenter vendredi, attendez-vous à des hausses encore une fois au niveau de la police, a-t-il expliqué.

Le poste de police de Trois-Rivières en plein tempête de neige. Entre le 1er octobre 2017 et le 30 septembre 2018, 210 personnes ont déposé une plainte pour des crimes à caractère sexuel. Photo : Radio-Canada

En conférence de presse, la ministre Guilbault s'est montrée ouverte à discuter avec les municipalités de plus de 50 000 habitants qui bénéficient d'une autonomie pour gérer elles-mêmes le service de police.

Les villes plus populeuses disposent d'une certaine autonomie et d'une plus grande valeur foncière pour financer les coûts des services de police et la Sûreté du Québec fournit à ses corps municipaux un certain nombre de services gratuitement, a-t-elle déclaré. Je pense entre autres en termes d'enquêtes plus spécialisées comme les homicides, le proxénétisme, des services de soutien spécialisé, des techniciens en scènes de crime, des groupes tactiques d'intervention, etc.

Yvan Toutant souligne toutefois que la SQ aide rarement la police locale sans leur refiler une partie des coûts.

Quand on a affaire avec la Sûreté du Québec, si on fait appel à eux, à moins que ce soit un dossier qui relève directement de la Sûreté du Québec, si on demande assistance, il y a des factures qui suivent, dit-il.

La Ville de Trois-Rivières reconnaît cependant les avantages de gérer sa propre police et apprécie l'ouverture de la ministre à l’idée de revoir les façons de faire.

La Sûreté du Québec réagit

Après avoir entendu les propos de M. Toutant sur les ondes de Radio-Canada, la Sûreté du Québec a tenu à préciser qu’aucune facture n’a été envoyée à la Ville de Trois-Rivières au cours des dernières années pour les interventions faites sur son territoire.

D'après les informations de Maude Montembeault

Mauricie et Centre du Québec

Politique municipale