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« Nous tiendrons Justin Trudeau responsable de ses échecs » – Andrew Scheer

Andrew Scheer devant des drapeaux canadiens.

Le chef du PCC a dénoncé les déficits budgétaires répétés du gouvernement libéral de Justin Trudeau à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Déplorant « une année d'échecs » marquée par une « série d'erreurs » et de « promesses brisées » sur des enjeux cruciaux du gouvernement libéral, le chef du Parti conservateur du Canada (PCC) Andrew Scheer a dressé un sombre portrait du pays au cours de son bilan de fin de session à la Chambre des communes.

Un texte de Yanick Cyr

« Dès 2023, les Canadiens dépenseront davantage au service de la dette qu’ils ne dépensent aujourd’hui en transferts en santé aux provinces », a déploré M. Scheer au cours de son bilan de fin de session parlementaire à Ottawa.

« Ce sont 40 milliards de dollars qui n’iront pas dans les projets d’infrastructures, au service des vétérans ou dans les équipements des Forces armées, mais qui enrichiront plutôt des banquiers et des créanciers pour lesquels les Canadiens n’obtiendront rien en retour », a-t-il poursuivi.

Rappelant la promesse électorale libérale d'équilibrer le budget à compter de 2019, M. Scheer a martelé que les présents déficits du gouvernement libéral se traduiront par des compressions de programmes sociaux dans l’avenir.

En 2023, les Canadiens dépenseront davantage au service de la dette qu’ils ne dépensent aujourd’hui en transferts en santé aux provinces.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

Un pipeline pour l'Alberta

Le chef conservateur a également reproché au gouvernement Trudeau son incapacité à aider l’Alberta à exporter son pétrole. Énumérant les projets de pipeline qui ont échoué – Northern Gateway, Énergie Est et Trans Mountain – M. Scheer a reproché à Justin Trudeau d’avoir fragilisé l’économie de l’Ouest canadien.

Des conduites d'un oléoduc

Le projet d'oléoduc Énergie Est devait conduire du pétrole albertain jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Photo : TransCanada

« Il [Trudeau] a transformé une situation déjà difficile pour l’Ouest canadien en une crise économique canadienne en bonne et due forme », a déploré M. Scheer. « Des dizaines de milliers d’emplois sont désormais en danger d’un bout à l’autre du Canada parce que Justin Trudeau a échoué à faire construire un pipeline. C’est sans compter les centaines de milliers d’emplois que le secteur de l’énergie a déjà perdu depuis 2015. »

La taxe sur le carbone a également été ciblée par le chef du PCC : M. Scheer estime que la taxe rate sa cible environnementale en plus de nuire à la santé financière des citoyens canadiens.

Andrew Scheer soutient que les « exemptions consenties aux grands pollueurs ont fait échouer l’objectif de réduction des émissions » tout en faisant augmenter le prix du panier d’épicerie, de l’essence et du chauffage des Canadiens.

« Bienvenue au Canada »

Andrew Scheer a également dénoncé la politique migratoire de Justin Trudeau qui dessert, selon lui, les intérêts des réfugiés.

Depuis le tweet « Bienvenue au Canada » de Justin Trudeau, dans la foulée de la crise des réfugiés syriens en 2015, c’est un total de 40 000 migrants illégaux qui sont arrivés au pays, selon M. Scheer. Ce dernier souligne que chacun de ces immigrants illégaux coûte jusqu’à 14 000 $ au trésor canadien.

« D’ici 2020, cette crise aura coûté au moins 1,6 milliard de dollars aux contribuables canadiens, déplore le chef conservateur.

« Cette crise oblige les réfugiés légitimes, fuyant la violence et la persécution, à attendre plus longtemps avant de venir au Canada » en raison de l’engorgement du système d’immigration engendré par l’afflux d’« immigrants illégaux venus de l’État de New York ».

Le temps d’attente moyen pour une demande d’asile au Canada a augmenté du tiers, atteignant jusqu’à 20 mois depuis les deux années écoulées depuis le tweet du premier ministre.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

Andrew Scheer a finalement reproché à M. Trudeau de s’être brouillé avec des alliés, nuisant aux occasions commerciales des gens d’affaires du pays, et d’avoir plié l’échine devant les États-Unis lors de la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain. Il promet aux Canadiens de redonner au pays sa place sur l'échiquier international.

« Tous ces échecs sont survenus au cours de la dernière année. Imaginez ce qu’il pourrait faire s’il disposait de quatre années de plus, a ironisé M. Scheer. Les Canadiens auront très bientôt l’occasion de s’assurer que ça ne se produise pas », a-t-il ajouté en invitant ses concitoyens à porter son parti au pouvoir lors des élections générales de 2019.

« Nous continuerons à tenir Justin Trudeau responsable de ses échecs tout en proposant aux Canadiens une vision du pays dont ils pourront être fiers à nouveau », a-t-il conclu.

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