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La police de Québec crée une escouade cannabis

Un plant de cannabis vu de près. Le focus est fait sur le centre de la plante.
Un plant de cannabis Photo: Radio-Canada / Catherine François
Radio-Canada

Six policiers de la Ville de Québec font partie d'une nouvelle escouade nommée Accès cannabis, dont l'objectif est de lutter contre la contrebande de cette substance depuis sa légalisation.

Un texte de Louise Boisvert

Il s'agit d'une initiative financée par le gouvernement du Québec pour s’attaquer à la vente et à la possession illégales de cannabis.

« Est-ce que le crime organisé va vouloir profiter de cette nouvelle réalité pour se comporter différemment et infiltrer l’économie légale? C‘est une possibilité. C’est pour cela qu’on est là », souligne le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon.

Budget

Le budget d’un peu plus de 1 million de dollars est remboursé par le gouvernement du Québec. Le SPVQ ignore pour l’instant si cette somme sera récurrente. « On n’a pas encore de garantie de la Sécurité publique », précise le chef.

Une autre ressource sera affectée au bureau régional mixte de la Sûreté du Québec, situé boulevard Pierre-Bertrand. Son salaire sera également financé par le gouvernement provincial.

On va prêter un membre à la SQ pour travailler de façon plus interrégionale.

Robert Pigeon, chef du Service de police de la Ville de Québec

Il est encore trop tôt pour tracer un portrait de la situation du marché illégal depuis la légalisation du cannabis. La police de Québec rappelle toutefois qu’elle a déjà fermé trois points de vente illégaux sur son territoire.

Centrale à l’étroit

L’arrivée de cette nouvelle unité à la centrale de police Victoria semble avoir créé tout un casse-tête pour trouver des espaces adéquats.

« C’est toute une gymnastique. On est obligés de bouger des unités, de les envoyer ailleurs, on est limités », convient le chef.

Robert Pigeon ne cache pas que la vieille centrale empêche son service d’avoir une « meilleure capacité organisationnelle », sans pour autant nuire aux services rendus à la population.

« C’est encore vivable, mais c’est complètement désuet », souligne le chef Pigeon.

S'il se garde de commenter le retard dans le projet de nouvelle centrale, M. Pigeon a cependant confirmé que le nouveau projet permettra de rapatrier la direction générale, qui devait à l’origine rester dans les bureaux de l’ancien hôtel de ville de Sainte-Foy.

Cet ajout fera nécessairement monter la facture.

La prochaine étape sera d’acheter un terrain. Robert Pigeon confirme que la Ville a évalué 16 terrains potentiels.

Celui qui sera retenu sera situé dans un rayon de quelques kilomètres autour du terrain de Lebourgneuf qui a finalement été abandonné.

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