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Apple investira 1 G$ pour un nouveau campus au Texas

Le PDG d'Apple, Tim Cook, lors du lancement de la montre Apple Watch
Le PDG d'Apple, Tim Cook, lors du lancement de la montre Apple Watch Photo: Getty Images / Getty Images/Stephen Lam
Agence France-Presse

Apple, sous pression de Donald Trump, a dévoilé jeudi des investissements dans plusieurs sites aux États-Unis, notamment la création d'un nouveau campus pour 1 milliard de dollars à Austin, au Texas.

Il ne s'agit pas d'investissements en vue de construire des usines sur le sol américain comme l'exhorte le président républicain, mais ces annonces semblent être un geste d'apaisement destiné à l'hôte de la Maison-Blanche.

Dans la bagarre commerciale que mènent les États-Unis contre la Chine, le président républicain a prévenu que les prix des iPhone, iPod et autres appareils pourraient augmenter en raison des taxes douanières punitives qu'il pourrait imposer à la Chine si aucun accord n'était trouvé.

Et il a argué que le meilleur moyen pour Apple d'éviter de subir de telles conséquences était de produire ses appareils aux États-Unis.

À l'été 2017, le président avait assuré qu'Apple lui avait promis d'ouvrir trois usines sur le sol américain. Pour autant, l'équation est plus difficile pour la marque à la pomme que pour les constructeurs automobiles, qui ont déménagé leurs usines américaines à l'étranger pour réduire leurs coûts. La firme de Cupertino n'a jamais déplacé d'emplois à l'étranger; elle les a créés là-bas.

Très dépendant du géant asiatique, où il fait fabriquer la plupart de ses appareils, Apple peut en revanche augmenter ses effectifs aux États-Unis.

20 000 nouveaux emplois d'ici 2023

À défaut d'une usine, le nouveau site annoncé jeudi devrait héberger initialement 5000 employés, avec la possibilité de porter ce nombre à 15 000, essentiellement des ingénieurs, a expliqué le géant californien dans un communiqué.

Apple s'est en outre dit en « bonne voie » pour créer d'ici 2023 quelque 20 000 emplois aux États-Unis, où le groupe compte actuellement 90 000 employés.

La firme de Cupertino dans la Silicon Valley devrait également investir dans de nouveaux sites sur la côte ouest américaine, à Seattle, San Diego, et dans la banlieue de Los Angeles.

De leur côté, les centres de données d'Apple aux États-Unis se verront en outre consacrer 10 milliards de dollars sur les cinq prochaines années.

Conséquence de la réforme fiscale?

Il était d'autant plus difficile pour Apple de ne pas montrer des signes de bonne volonté qu'il a bénéficié cette année de la grande réforme fiscale américaine de l'administration Trump.

Cette réforme, adoptée il y a près d'un an, a en effet considérablement réduit la fiscalité des entreprises et a permis aux groupes américains de rapatrier à moindre coût fiscal leurs profits réalisés à l'étranger.

Or Apple est aussi le premier contribuable américain.

À la faveur de cette réforme fiscale, le géant technologique avait d'ailleurs annoncé en janvier qu'il investirait quelque 30 milliards de dollars aux États-Unis au cours des cinq prochaines années et créerait 20 000 nouveaux emplois, en utilisant les bénéfices rapatriés de l'étranger.

Pas de subvention annoncée

Les futurs employés travailleront dans le domaine de l'ingénierie, de la recherche, de la finance ainsi que dans les ventes et le soutien aux clients, a précisé Apple.

« Apple est fière d'apporter ces nouveaux investissements, ces emplois et ces occasions [de croissance] pour les villes américaines ainsi que de renforcer considérablement son partenariat avec la ville et la population d'Austin », a déclaré le patron Tim Cook.

« Le talent, la créativité et les idées de demain ne sont pas limités à des régions ou un code postal », a-t-il ajouté. « Avec cette nouvelle expansion, nous redoublons notre engagement à cultiver le secteur des hautes technologies et la main d'oeuvre du pays », a-t-il ajouté.

Le communiqué ne fait en revanche pas mention de future aide de l'État.

En novembre et après un an de suspense, un autre géant technologique américain, Amazon, avait annoncé qu'il installerait deux nouveaux sièges à New York et dans la proche banlieue de Washington, avec 50 000 emplois à la clé, et en échange de milliards de dollars d'aide financière.

Ces coups de pouce des États ont suscité de vives critiques aux États-Unis.

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