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Accord pour un cessez-le-feu dans la ville de Hodeida au Yémen

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, assiste à une poignée de main, en Suède, entre le chef de la délégation des Houthis, Mohammed Abdulsalam, (à droite) et le ministre des Affaires étrangères du Yémen, Khaled al-Yaman.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, assiste à une poignée de main, en Suède, entre le chef de la délégation des Houthis, Mohammed Abdulsalam, (à droite) et le ministre des Affaires étrangères du Yémen, Khaled al-Yaman. Photo: Associated Press / Pontus Lundahl/TT News agency

Les belligérants yéménites sont parvenus à une série d'accords, lors de négociations en Suède, qui permettront aux citoyens de certaines régions, notamment de la ville portuaire de Hodeida, de bénéficier d'un cessez-le-feu « dans les prochains jours ».

L'ONU jouera un « rôle clé » dans le contrôle de ce port de la mer Rouge, a précisé son secrétaire général, Antonio Guterres, lors d'une cérémonie en présence des représentants du gouvernement yéménite et de la rébellion houthie.

D'après une source onusienne citée par l'AFP, 30 observateurs de l'ONU seront déployés dans la ville de Hodeida, l'une des principales portes d'entrée de l'aide humanitaire au Yémen. Sous contrôle houthi, cette ville est la cible d’une offensive de la coalition militaire sous commandement saoudien.

Les deux parties en conflit ont également convenu, au terme des pourparlers, de faciliter l’acheminement de l'aide humanitaire dans la ville de Taëz. Aucun accord n'a en revanche été annoncé pour la réouverture de l'aéroport de la capitale Sanaa, contrôlé par les rebelles et fermé depuis trois ans.

Les médiateurs de l'ONU, qui nourrissaient de maigres espoirs d'obtenir une percée en Suède, ont également indiqué que les négociateurs des deux camps devaient poursuivre leurs consultations à la fin janvier.

Le secrétaire général et son envoyé spécial pour le Yémen, Martin Griffiths, cherchent un accord durable afin de conduire le pays vers une désescalade militaire après quatre ans de guerre qui ont fait quelque 10 000 morts pendant que la famine menace jusqu'à 20 millions de personnes.

En attendant une résolution du Conseil de sécurité

Un homme marche près d'un bateau calciné et de débris.Un homme passe près d'un remorqueur endommagé par une frappe aérienne dans le port de Hodeida, au Yémen. Photo : Reuters / Abduljabbar Zeyad

Les résultats de ces pourparlers seront présentés au Conseil de sécurité des Nations unies dès vendredi, selon le chef de la diplomatie suédoise, Margot Wallström. « La communauté internationale continuera à faire du Yémen une priorité », a-t-elle déclaré jeudi à Rimbo.

Mon souhait est qu'il y ait une résolution robuste du Conseil de sécurité sur l'accord obtenu, afin de permettre un mécanisme de surveillance [de son application] très efficace.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres

Le secrétaire général de l’ONU a momentanément quitté la COP24 sur le climat, en Pologne, afin de faciliter une reprise du dialogue entre les deux parties yéménites, qui est rompu depuis plus de deux ans.

Toutes les tentatives pour mettre fin à la guerre ont jusqu'ici échoué, et la situation humanitaire ne cesse de se dégrader au Yémen, dont l'économie est en lambeaux. M. Guterres a d’ailleurs qualifié la situation au Yémen de « pire crise humanitaire du monde ».

Les images de la dévastation provoquée par les raids aériens de la coalition et celles de la crise humanitaire ont par ailleurs convaincu les grandes puissances de la nécessité d'accélérer un règlement du conflit.

Un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a salué « des signes encourageants » obtenus à Rimbo en plus d’appeler « les deux parties à poursuivre le dialogue ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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