•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des manifestants dénoncent l'appel du diocèse de London dans une affaire d'abus sexuel

Un homme est debout dans un hall d'entrée. Il porte une enveloppe dans les mains
Le père Comiskey du diocèse de London a dit comprendre les manifestants, mais a confirmé que le diocèse allait faire appel de la décision du juge. Photo: CBC/Andrew Lupton
Radio-Canada

Le groupe qui s'est rendu au diocèse mercredi déplore le manque de compassion des autorités ecclésiastiques après l'invalidation d'un règlement vieux de 18 ans conclu avec une victime d'abus sexuel.

Ce sont des gens en colère qui ont investi l’édifice du diocèse de London. Ils reprochent à l’institution d'interjeter appel dans la poursuite qui l’oppose à Irene Deschenes, une victime de Charles Sylvestre lorsqu’elle était enfant.

Au début du mois de décembre, le juge David Aston de la Cour supérieure de London a statué que le diocèse était au courant d'autres cas de sévices sexuels de la part du prêtre lorsque Irene Deschenes a signé un accord de règlement de 100 000 $ en 2000.

Dans une lettre adressée à l’évêque Mgr Ronald Fabbro, les manifestants plaident pour l’abandon de l’appel et préconisent que le diocèse traite directement avec Mme Deschenes.

Selon eux, cette approche constituerait un acte de contrition qui éviterait de la soumettre à une autre longue bataille juridique.

Le droit de faire appel

Le groupe a été accueilli mercredi par le père John Comiskey en l'absence de l'évêque.

Il leur a indiqué qu'il comprenait leurs préoccupations, mais que l'Église irait de l'avant son appel.

Irene a entamé une procédure judiciaire et nous avons un droit légal de faire appel de la décision, a-t-il déclaré.

Il a expliqué que l'Église avait conclu l'entente de 2000 de bonne foi et que les deux parties disposaient des mêmes informations à l'époque.

Un manque de compassion

Michelle Schryer du Centre contre les agressions sexuelles de Chatham-Kent a pris à la manifestation.

Selon elle, le fait de soumettre Ierene Deschenes à un processus d'appel est une trahison cruelle qui la victimise à nouveau.

Nous comprenons que vous avez légalement le droit de faire appel, mais nous vous demandons de vérifier votre boussole morale, a-t-elle lancé au père Comiskey.

À la sortie du diocèse, Mme Schryer a indiqué qu'elle espérait que Mgr Fabbro déciderait de mettre fin à l'appel.

L'Église devrait plutôt travailler avec Irene pour parvenir à un règlement juste. Elle a l'obligation de réparer les choses, a-t-elle souligné.

Un porte-parole du diocèse a indiqué que l'évêque recevrait une copie de la lettre à son retour.

Avec des informations d'Andrew Lupton de CBC

Windsor

Justice et faits divers