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Un programme de récupération des invendus de l'Université d'Ottawa aide les organismes communautaires

Des aliments dans des plats et des assiettes.
Un programme de récupération des invendus de l'Université d'Ottawa aide les organismes communautaires, dont la John Howard Society. Photo: Radio-Canada / Rachel Gaulin
Radio-Canada

C'est à la demande de la John Howard Society, un organisme qui s'occupe d'anciens détenus et qui les voyait quitter sur l'heure du dîner pendant les cours, qu'est né le programme de récupération des invendus de l'Université d'Ottawa.

Précédemment, les étudiants qui suivaient des cours proposés par la John Howard Society allaient dans un autre organisme pour dîner.

Depuis la création de ce programme de récupération d'invendus, il y a plus d'un an, les étudiants restent en classe et 17 000 items ont été récupérés.

Barry qui suit son secondaire et aimerait devenir travailleur de rue apprécie ce programme.

Ça aide le reste du monde qui n'ont pas les moyens. C'est plus facile d'étudier quand tu as une bedaine qui est pleine, fait-il remarquer.

Amy, qui va graduer cette année et postule pour poursuivre ses études au Collège Algonquin, profite aussi des aliments récupérés quand elle n'a pas eu le temps de prendre son déjeuner le matin.

Tes études c'est bien plus difficile quand tu as faim. Si j'ai mangé mon déjeuner le matin parce que je suis partie tôt le matin parce que j'ai des enfants, [...] je sais que quand j'arrive à l'école, il va y avoir à manger vite fait, explique-t-elle.

Selon Jade Kulla, intervenante intérimaire en situation de crise à la John Howard Society, ce programme permet de garder des étudiants et d'en inciter d'autres à suivre des cours.

Ça a définitivement un impact sur le nombre de clients que l'on a ici à la John Howard. Ils savent que le mercredi c'est la journée de distribution de la nourriture de l'Université d'Ottawa, constate-t-elle.

Cheffe des opérations d'une franchise Première Moisson, Zeina El Issa vivait mal le fait de jeter du pain, des pâtisseries et des sandwiches.

Dans notre business, on va avoir des choses à jeter à la fin de la journée. [...] Ça faisait vraiment mal au coeur parce qu'il y a des personnes qui ont vraiment faim. Maintenant ce qu'on fait à la fin de la journée, c'est qu'on met tout ensemble et on l'envoie pour une donation, raconte-t-elle.

Ce programme de récupération a commencé en septembre 2017, seulement avec la récupération de pâtisseries. Maryann Moffitt, diététicienne et agente de liaison alimentaire à l'Université d'Ottawa, s'occupe du programme. Elle est ravie de voir que le programme peut aussi contribuer à la santé des personnes démunies.

Depuis novembre 2017 et avril 2018, on a récupéré 17 000 items, dont plus de 3000 salades et 3000 sandwiches, précise Mme Moffitt. Les légumes, les produits laitiers et les protéines sont vraiment importants pour les gens qui n'ont pas beaucoup d'argent.

Avec les informations de Rachel Gaulin

Ottawa-Gatineau

Environnement