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Le gouvernement français demande aux gilets jaunes de ne plus manifester

Un manifestant du mouvement des gilets jaunes.
Un gilet jaune lors d'une manifestation à Paris, le 8 décembre Photo: Reuters / Christian Hartmann
Reuters

Le gouvernement français a exhorté jeudi les gilets jaunes à ne pas manifester de nouveau samedi, à Paris et ailleurs en France, jugeant qu'il ne serait « pas raisonnable » de poursuivre le mouvement dans le climat créé par l'attentat de Strasbourg.

L'exécutif n'a cependant pas prévu d'interdire pour l'heure de nouveaux rassemblements de gilets jaunes, mobilisés chaque fin de semaine depuis le 17 novembre.

« Aujourd'hui, le temps est venu de cesser ces manifestations au quotidien sur les ronds-points, et surtout samedi à Paris et dans les autres villes de France », a déclaré le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, sur la chaîne Public Sénat.

L'ex-président de l'Assemblée nationale a invoqué notamment les risques sur le plan de la sécurité, en citant la mort d'une sixième personne en marge du mouvement, et l'attaque de mardi, qui a fait au moins trois morts à Strasbourg.

Pour le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui s'exprimait sur CNEWS, il ne serait « pas raisonnable » de descendre une nouvelle fois dans les rues après quatre fins de semaine éprouvantes pour les policiers et les gendarmes.

« Au regard des événements qui se sont déroulés, de l'attentat terroriste qui s'est déroulé sur le marché de Noël à Strasbourg, il serait préférable que, ce samedi, chacun puisse vaquer de manière apaisée à des occupations d'un samedi avant les Fêtes », a-t-il dit.

« À ce stade [...] nous n'avons pas décidé d'interdire les manifestations », a-t-il précisé en expliquant qu'une telle mesure n'aurait pas d'effet dissuasif sur « des personnes qui souhaitent casser, piller, voler, taper sur les forces de l'ordre ».

Le gouvernement mise désormais sur le dialogue après les annonces d'Emmanuel Macron sur le pouvoir d'achat. Lundi, le chef de l'État a promis notamment une augmentation de 100 euros (152 $) du revenu des salariés qui reçoivent le salaire minimum (SMIC) et la défiscalisation des heures supplémentaires.

Les appels du gouvernement ont trouvé un écho chez le secrétaire général du syndicat CFDT, Laurent Berger, pour qui il « serait de bon ton de ne pas surcharger la barque ». Invité de RFI, il a mis en avant « l'extrême fatigue » des forces de l'ordre.

De même, le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a demandé sur RTL aux manifestants de s'abstenir, car « leur message devient inaudible ».

Les dernières journées de mobilisation ont donné lieu à des violences d'une ampleur sans précédent depuis des décennies à Paris et dans d'autres grandes villes comme Toulouse, Bordeaux et Marseille.

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