•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les T.N.-O. doivent évaluer leurs besoins en services à l'enfance, croit le vérificateur général

Un enfant triste dans l'entrée d'une maison.

En octobre, le Bureau du vérificateur général du Canada a déposé un rapport révélant des « défauts graves » dans les services de protection ou de prévention à l'enfance.

Photo : iStock

Radio-Canada

Après avoir durement critiqué le système des services à l'enfance et aux familles des Territoires du Nord-Ouest, dans un rapport déposé en octobre, des représentants du Bureau du vérificateur général du Canada étaient de retour à l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest pour expliquer leurs conclusions aux membres d'un comité permanent.

Un texte de Mario De Ciccio

Dans ce rapport, le Bureau du vérificateur général dresse le portrait d’un système surchargé, qui n’évalue pas assez la sécurité des enfants, effectue mal ses suivis et, en fin de compte, s’est détérioré depuis le dépôt d’un premier document en 2014.

Le nouveau rapport a fait beaucoup de vagues ces derniers mois. Il a même provoqué un débat à l’Assemblée législative sur la performance du ministre de la Santé et des Services sociaux, Glen Abernethy, qui en est ressorti indemne.

À la fin du mois d'octobre, le gouvernement avait répondu avoir déjà mis en place différents changements dans le système qui devraient répondre aux recommandations du rapport, mais qui mettraient du temps à donner des résultats.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux avait admis avoir des difficultés de recrutement, ce qui rend difficile leur travail pour alléger la tâche de leurs intervenants.

Trois personnes à une table avec des micros. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les représentants du Bureau du vérificateur général devant le Comité permanent des opérations gouvernementales.

Photo : Randi Beers

De retour à l’Assemblée législative, les représentants du vérificateur général du Canada avaient cette fois-ci un rendez-vous avec le comité permanent des opérations gouvernementales.

Pendant la rencontre de deux heures, ils ont réitéré les lacunes révélées dans le rapport.

En répondant aux questions des députés, le directeur principal de l’audit, Glenn Wheeler, et des membres du comité permanent en sont venus à la même conclusion : le gouvernement doit avant tout évaluer et déterminer quelles ressources sont nécessaires pour répondre à ses engagements et alléger la charge de travail de son personnel.

« Si ce n’est pas fait quand nous reviendrons pour un suivi, j’ai bien peur qu’il n’y ait pas eu d'amélioration », conclut Glenn Wheeler.

Un rapport du vérificateur général du Canada devant une table de gestionnaires.  Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans son rapport, le vérificateur général dresse le portrait d’un système surchargé, qui n’évalue pas assez la sécurité des enfants, qui effectue mal ses suivis.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Lundi après-midi, le comité permanent s’est assis avec les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux pour continuer la discussion.

Bruce Cooper, le sous-ministre au ministère de la Santé et des Services sociaux, maintient qu’ils ont accepté les recommandations du rapport, mais que plusieurs démarches avaient déjà été mises en place.

Pour ce qui est de l'analyse des ressources nécessaires, il dit ne pas avoir le temps de faire une étude détaillée, mais qu’il préconise une approche souple, qui devra être évaluée avec le temps.

Son ministère a analysé les charges de travail et en est venu à des hypothèses sur les ressources nécessaires. Un modèle sera mis en place à partir de ces hypothèses qui devront être révisées au fur et à mesure.

« Nous commençons à bien comprendre quels facteurs causent les problèmes de charge de travail, explique Bruce Cooper. Nous mettons en place un modèle qui devra fonctionner avec les effectifs disponibles et ceux que nous essayons d’engager. »

Le Comité permanent des opérations gouvernementales doit faire ses propres recommandations dans un rapport prévu pour février 2019.

Son président, Kieron Testart, précise que le travail du comité est de revoir le rapport du vérificateur général, mais qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour répondre aux questions qu’a générées le dépôt du rapport.

« Nous souhaitons vraiment régler un système qui est déconnecté des besoins, des traditions et de la culture de nos peuples, conclut Kieron Testart. C’est un défi beaucoup plus complexe que celui de répondre à ce rapport. »

Avec des informations de Randi Beers de CBC North

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Grand-Nord

Enfance