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Andrea Giesbrecht essayait de préserver ses six nourrissons, selon son avocat

Andrea Giesbrecht
Andrea Giesbrecht a été condamnée à de la prison pour avoir dissimulé les restes de ses bébés. Photo: Service de police de Winnipeg

Greg Brodsky, l'avocat d'Andrea Giesbrecht, condamnée à huit ans et demi de prison en juillet 2017 pour dissimulation des restes de ses six nourrissons, était à la Cour d'appel du Manitoba mercredi pour demander à un panel de trois juges de rejeter les déclarations de culpabilité prononcées contre sa cliente.

Un texte de Laïssa Pamou

Selon M. Brodsky, sa cliente ne dissimulait pas les corps, car elle ne comptait pas s’en départir. Elle les a peut-être conservés parce qu’elle voulait leur rendre visite, dit-il.

L’avocate de la Couronne, Jennifer Mann, a déclaré que la loi interdisait toute sorte de dissimulation, et que le prétendu désir de Giesbrecht de conserver les restes humains n’a aucune incidence sur la loi. Elle a ajouté que le fait de ranger les restes des bébés dans des seaux ainsi que d’autres articles divers et des ordures ménagères devrait être considéré comme un rejet.

Les nourrissons mort-nés?

Greg Brodsky a qualifié la peine de sa cliente d’« excessive ».

La suppression de part est passible de deux ans maximum, explique-t-il, « Andrea Giesbrecht a eu neuf ans et demi ». Il soutient que ni le juge du procès ni la police n’ont accordé à Giesbrecht la présomption d’innocence et qu’elle a été condamnée comme si les enfants étaient en vie à la naissance.

Il s’oppose à la conclusion de l’expert lors du procès qui disait qu’il y avait des naissances vivantes. Selon Greg Brodsky, le juge n’aurait pas dû considérer que les nourrissons étaient probablement nés vivants, car il n’y a aucune preuve formelle de cela ni de la cause de leur mort.

L’avocate de la Couronne, Jennifer Mann, a affirmé qu’il y a des preuves accablantes selon lesquelles les nourrissons sont probablement nés vivants. Les nourrissons étaient à un stade de développement presque complet, a-t-elle ajouté. Elle a précisé que la Couronne ne doit pas démontrer qu’ils sont nés vivants, mais seulement qu’il est probable qu’ils soient nés vivants.

Brodsky a également fait valoir que le juge de première instance n’aurait pas dû rejeter sa requête basée sur l’arrêt Jordan qui dénonçait la durée déraisonnable du procès. Le procès a connu un retard de 32 mois, explique-t-il. La décision sur la peine aurait dû être reportée pour examiner la requête qu’il avait déposée à ce propos, selon lui.

La juge Chris Mainella a répondu que le juge du procès, Murray Thompson, était probablement frustré par la demande qui lui avait été adressée à la onzième heure, alors que Greg Brodsky aurait pu soulever des objections plusieurs mois à l’avance.

Des cas similaires

L’avocat de la défense, Zach Kinahan, a cité des cas similaires à celui de Andrea Giesbrecht où la peine était moindre. Le juge Marc Monnin a souligné que ce sont généralement des cas où l’accusée est marginalisée, jeune et a agi en panique. Or, dit-il, Mme Giesbrecht a agi délibérément.

Les juges et la défense affirment qu’il s’agit d’un cas très particulier puisqu’on parle de six corps et Mme Giesbrecht n’a pas le profil d’une jeune mère paniquée.

Les juges rendront leur décision plus tard par écrit.

L’avocat Brodsky avait déposé un avis d’appel de la déclaration de culpabilité à l’automne 2017. Il avait également demandé que sa cliente soit libérée sous caution en attendant l’audience de l’appel, mais sa demande avait été rejetée en avril 2018.

À l’époque, le juge de la Cour d’appel, Michel Monnin, avait déclaré que l’affaire était sans précédent et que l’accusé avait été reconnu coupable d’un certain nombre de crimes graves.

Avec des information des informations de Mathilde Monteyne

Manitoba

Crimes et délits