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Legault n’aurait pas dû qualifier le pétrole albertain d'« énergie sale », dit un sénateur québécois

Le sénateur André Pratte
Le sénateur André Pratte Photo: Radio-Canada

Le sénateur québécois, André Pratte, soutient que le premier ministre du Québec, François Legault, n'aurait pas dû dire que le pétrole albertain est une « énergie sale ».

« Ce n’est pas utile de faire ces commentaires-là. C’est contre-productif. Il faut tenir compte de l’importance du pétrole et du gaz dans l’économie de certaines régions. Quand on est une province canadienne, on ne peut pas ignorer la situation dans laquelle se trouvent les autres régions du pays », dit-il.

La semaine dernière, François Legault a déclaré qu’il ne voulait pas que l’énergie « sale » du Canada transite par le Québec.

Je comprends que ce genre de propos là peut susciter de la colère, surtout lorsque le programme de péréquation très contesté semble profiter au Québec.

André Pratte, sénateur

Québec recevra 13,1 milliards de dollars du fédéral en 2019-2020, ce qui représente 66 % des paiements de péréquation.

Selon le sénateur, M. Legault devrait démontrer plus d’empathie envers l’Alberta qui se trouve dans une situation économique difficile et qui a vu son taux de chômage augmenter de 3,9 % en 2013 à 6,3 % en 2018.

Le taux de chômage du Québec, lui, a baissé de 6,6 % à 5,4 % au cours de la même période et la province possède de gros surplus à la suite des compressions du gouvernement Couillard.

Comme partenaire dans un même pays, on se doit une certaine solidarité. La péréquation, c’est l’illustration concrète de la solidarité entre Canadiens, mais cette solidarité ne doit pas seulement prendre la forme de la péréquation.

André Pratte, sénateur

« Nos dirigeants doivent avoir une vision un peu plus large qu’une vision qui ne regarde que leur région. [...] C’est une des raisons pour lesquelles on a tant de difficulté à construire de nouveaux projets de pipeline », dit-il.

Selon lui, il y a un gros travail d'information à faire au Québec quant aux ressources énergétiques canadiennes.

Le Québec est un gros consommateur de pétrole. Ce pétrole-là doit bien venir de quelque part. Moi personnellement, j’aime mieux qu’il vienne de l’Ouest canadien que de l’extérieur du Canada.

André Pratte, sénateur

Si l’Alberta a fait des progrès importants quant à la production « propre » du pétrole, ces progrès ne sont pas assez bien compris dans le reste du Canada, pense-t-il.

Alberta

Industrie pétrolière