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Un nouveau village cri en Abitibi-Témiscamingue?

Une rue d'un quartier résidentiel dans la communauté autocthone de Pikogan.
La plupart des membres de l'association de cris désirant construire un village sur le territoire algonquin demeurent à Pikogan. (archives) Photo: Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Est-ce que les Cris créeront un nouveau village sur le territoire algonquin? C'est l'objectif d'une association de Cris appuyée par le gouvernement cri. Lors de l'Assemblée politique annuelle de la Nation Algonquine-Anishnabeg qui se tenait mercredi à Lac-Simon, les chefs anichinabés ont toutefois refusé d'entrevoir cette possibilité.

Avec les informations de Piel Côté

On respecte grandement les Cris. On ne va pas s'installer dans leur territoire comme ça, alors on veut la même chose de ces gens-là. Ils savent où sont les limites de notre territoire, lance Adrienne Jérôme.

La cheffe de Lac-Simon est sans équivoque lorsqu'elle parle du sujet. Un village cri n'a pas sa place sur le territoire algonquin qui couvre l'Abitibi-Témiscamingue.

Deux femmes autochtones sourient  à la caméra.Adrienne Jérôme, cheffe de la communauté de Lac-Simon, et Verna Polson, grande cheffe de la nation algonquine-anishnabeg Photo : Radio-Canada / Piel Côté

D'ailleurs, les chefs algonquins, qui représentent environ 12 000 Autochtones dans la région ainsi qu'en Ontario, ont adopté une résolution qui allait dans le même sens que les commentaires de Mme Jérôme.

David Kistabish refuse de s'en mêler

Interrogé sur le sujet, le chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni, David Kistabish, de Pikogan, a refusé de commenter le dossier. Il nous a invités à nous adresser à d'autres chefs.

Il faut savoir que la majorité des membres de cette association crie demeurent à Pikogan. Adrienne Jérôme soutient que M. Kistabish se trouve entre l'arbre et l'écorce. D'un côté, il appuie la résolution adoptée mercredi matin, mais il préfère ne pas commenter le sujet afin de ne pas froisser les Cris qui demeurent dans sa communauté.

Des pourparlers ont eu lieu entre le gouvernement cri et le Conseil tribal Algonquin-Anishnabeg afin de discuter de cet enjeu de nouveau village.

Il faut respecter les droits territoriaux. - Ghislain Picard

La notion de droits territoriaux a été discutée lors de l'Assemblée politique annuelle de la Nation Algonquine-Anishnabeg.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, rappelle qu'il existe un titre autochtone sur le territoire de la région.

Ghislain Picard pose pour la caméra dans une salle communautaire.Ghislian Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labarador Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Contrairement aux Cris de la Baie-James, les Algonquins n'ont pas signé de convention régissant leurs droits.

Il estime qu'il s'agit de politiques coloniales et d'une aberration.

C'est comme si on avait deux catégories de Premières Nations au Québec. Celles qui ont signé des traités en tout respect et qui ont réussi à chercher des acquis que d'autres n'ont pas. C'est ce qui fait la différence. La lutte pour ceux qui n'ont pas signé de traités est encore entière, mentionne-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

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