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2018, l'année où « le message des médias a été entendu »

Francis Sonier est l'éditeur et le directeur général de L'Acadie Nouvelle et le président de l'Association de la presse francophone.
Francis Sonier est l'éditeur et le directeur général de « L'Acadie Nouvelle » et le président de l'Association de la presse francophone. Photo: Radio-Canada / François Vigneault

L'année 2018 a plutôt souri à l'industrie des médias, selon le président de l'Association de la presse francophone (APF). Francis Sonier dresse le bilan et juge notamment encourageantes les mesures économiques du gouvernement fédéral.

Propos recueillis par Thibault Jourdan

Quel bilan faites-vous de cette année pour la presse francophone?

La seconde moitié de l’année a été beaucoup plus intéressante que le début de l’année. Bien qu’il y ait eu des annonces avec des montants dans le budget fédéral par exemple, le moment le plus important a peut-être été cet automne lors de l’énoncé économique du ministre des Finances, Bill Morneau, qui, pour la première fois depuis des années et malgré des demandes répétées, a parlé d’un crédit d’impôt sur la masse salariale des salles de nouvelles.

Il parle aussi de crédit d’impôt pour ceux et celles qui prendront des abonnements numériques à des médias et de l’option offerte aux médias de devenir des organismes à but non lucratif, qui leur permettrait de remettre des reçus d’impôts à des donateurs.

Ce sont des options, des pistes qu’on souhaitait voir, mais qui méritent d’être précisées dans les prochains mois. Il reste que c’est encourageant.

Avec ces mesures, avez-vous le sentiment que la plupart des problèmes de la presse francophones sont en voie d’être traités?

C’est encourageant, mais tout l’argent n’est pas dans les coffres des médias. On n’a pas d’argent immédiatement. Quand on parle du crédit d’impôt, il va falloir attendre toute l’année pour connaître le résultat de tout ça. Ça demeure lent et ça ne résout pas tous les problèmes parce que c’est dans l’immédiat que c’est difficile.

Si les mesures, une fois appliquées, redonnent des sous aux médias, ça va prendre encore quelques mois. En ce sens-là, ça ne résout pas tous les problèmes, mais on a l’impression qu’on avance enfin vers une solution un peu plus solide.

Que retenez-vous de cette année?

Je retiens que le message des médias a été entendu et que le positionnement du gouvernement a été plus clair.

Qu’aimeriez-vous voir pour 2019?

Je souhaite que, d’une part, on ait des précisions sur les énoncés politiques, qu’il y ait plus d’investissements publicitaires de la part du gouvernement fédéral et, de façon générale, que les gens reconnaissent la valeur des médias et de la presse écrite pour y investir et pour s’y engager par un abonnement, par exemple. Au final, qu’on voie des médias plus solides financièrement.

Quels sont les projets de l’APF pour 2019?

Il va y avoir le lancement, en mars prochain, du portail national qui va servir d'agrégateur pour diffuser et faire rayonner davantage le contenu de nos journaux à l’échelle nationale. Ça va aussi être un attrait pour des annonceurs nationaux. Cette nouvelle structure devrait donc aider nos journaux et informer davantage les Canadiens dans la langue française.

Par ailleurs, on travaille pour obtenir de nouvelles adhésions à l’APF. Dans la dernière moitié de l’année, on a eu de nouveaux membres. On parle avec de nouveaux journaux parce qu’on souhaite qu’ils adhèrent dans les prochains mois.

Cette entrevue a été adaptée et raccourcie à des fins de publication.

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