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Ça date pas d'hier, les rituels de Noël

Sapin de Noël avec lumières

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

VIDÉO - La bûche, le sapin, ses lumières, ces rituels de Noël sont bien sûr très anciens. Ça date pas d'hier vous propose un regard historique sur ces incontournables des festivités.


Clin d’œil d’archives

Un sapin artificiel

Un sapin artificiel

Photo : Collection Davis

Dans notre capsule, vous avez peut-être aperçu l’archive ci-dessus : un sapin artificiel fait de plumes.

Cette image tirée de la collection Davis* du Musée de la civilisation remonte aux années 1930. Le petit arbre fabriqué en Allemagne avec des plumes d’oiseau teintes en vert (on utilisait souvent des plumes d’oie) ne fait que 41 centimètres de haut et poursuit la tradition des tout premiers sapins artificiels inventés là-bas à la fin du 19e siècle. Populaires, ils seront exportés - notamment aux États-Unis - jusque dans les années 1950.

Au début du 20e siècle, les écologistes aux États-Unis, le président Roosevelt en tête, dénoncent la surexploitation des forêts. En Europe, tout au long du 19e siècle, les sapins naturels n’ont cessé de perdre du terrain.

Sur les représentations plus anciennes, on remarque que les sapins, même naturels, sont généralement petits et souvent dressés sur une table, ce qui avait le double avantage de les mettre en valeur tout en gardant un oeil sur les chandelles, si on en avait garni l’arbre, en limitant les risques d’incendie.

Les sapins gagnent en hauteur en Amérique. Les grands magasins et les hôtels de prestige auront aussi recours à des arbres de plus en plus grands pour attirer et impressionner la clientèle. Jusque dans les années 50, plusieurs commandent de grands sapins en plumes d’autruche ou de cygne.

La demande en sapin artificiel va atteindre un sommet après la Deuxième Guerre mondiale, et les matériaux (papier crêpé, aluminium, fibre de verre) seront de plus en plus variés à mesure qu’on cessera de vouloir imiter à tout prix l’allure du sapin naturel, une mode qui atteindra son apogée durant les années 1960.

*La collection Davis, du nom du donateur Claude Davis est considérée comme l’une des plus intéressantes collections d’ornements, de guirlandes et d’arbres de Noël d’Amérique du Nord.

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