•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sextos : les 4 élèves de Samuel-De Champlain réintégrés en janvier

L’École secondaire Samuel-De Champlain photographiée en hiver
Quatre élèves de l’École secondaire Samuel-De Champlain ont été suspendus. Photo: Radio-Canada / Hans Campbell

Les quatre élèves de l'école secondaire Samuel-De Champlain, à Québec, qui ont été suspendus relativement à l'échange présumé de photos intimes d'une adolescente, seront réintégrés en janvier, et ce, même si des accusations criminelles étaient déposées d'ici là.

Un texte de Louis Gagné

La Commission scolaire des Premières-Seigneuries estime que les punitions imposées aux élèves, qui varient selon les gestes reprochés à chacun, sont suffisantes. Elle rappelle que l’objectif est que les adolescents impliqués tirent des leçons de cet événement « malheureux ».

« Selon toutes les informations qu'on a actuellement au dossier, les conséquences données nous semblent appropriées pour les gestes posés […] Pour nous, le dossier, sur le plan administratif, il est terminé », affirme la secrétaire générale de la commission scolaire, Martine Chouinard, en entrevue à Radio-Canada.

Ce que l'on souhaite, c'est un retour réussi pour l'ensemble des élèves. On mise sur la réussite éducative de ces enfants-là.

Martine Chouinard, secrétaire générale, Commission scolaire des Premières-Seigneuries

Dépôt d’accusations?

La secrétaire générale confirme que l’adolescente dont les photos auraient été partagées fait partie des quatre élèves suspendus.

Elle précise que le dossier des élèves sera réévalué dans l’éventualité où de nouveaux événements étaient portés à l’attention de la commission scolaire.

Même si les gestes reprochés débouchaient sur le dépôt d’accusations, ces dernières n’entraîneraient pas l’expulsion automatique des élèves.

« Ça dépend des accusations qui sont portées. Nous, actuellement, selon les informations que l'on a, il n'y a pas eu de menace, intimidation, chantage, violence. Donc, on n'est pas dans un contexte comme ça, on est dans un contexte d'échange de photos de nudité », nuance Martine Chouinard.

Enquête criminelle

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a pourtant ouvert une enquête pour possession et distribution de matériel pornographique juvénile, des gestes criminels, a fait remarquer notre journaliste.

« Je peux comprendre ce que vous me mentionnez, toutefois […] on a vraiment regardé les gestes posés et dans quel contexte aussi ils ont été posés, comment ça s'est fait et à ce moment-là, on a donné les conséquences qui nous semblent appropriées, toujours, comme je vous mentionne, dans un contexte éducatif », martèle Mme Chouinard.

Nous faisons énormément de sensibilisation et de prévention […] On veut aider les élèves, bien les accompagner, avec des gens qui ont l'expertise pour qu’ils poursuivent leur cheminement académique.

Martine Chouinard, secrétaire générale, Commission scolaire des Premières-Seigneuries

Pour l’instant, aucune accusation n’a été déposée dans ce dossier. Après s’être entretenu avec la présumée victime et la direction de l’établissement, un policier d’école du SPVQ a remis un rapport à l’Unité sur l’exploitation sexuelle des mineurs, qui a pris le relais de l’enquête.

Enseigne de l’École secondaire Samuel-De ChamplainL’École secondaire Samuel-De Champlain fait partie de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries. Photo : Radio-Canada

Le ministre satisfait

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’était pas disponible pour nous accorder une entrevue. Son attaché de presse, Francis Bouchard, a indiqué que le ministre et son équipe suivent le dossier de près.

Il a ajouté que M. Roberge est satisfait de la façon dont l’école Samuel-De Champlain et la Commission scolaire des Premières-Seigneuries ont traité le dossier.

« Dans ce cas, des mesures semblent avoir été prises rapidement, notamment afin de s’assurer que la jeune victime puisse poursuivre sa scolarisation en sécurité et avec le soutien nécessaire », a écrit M. Bouchard dans un courriel à Radio-Canada.

Il a également mentionné que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a été informé de la situation.

Protecteur de l’élève

En ce qui concerne l’instauration d’un Protecteur de l’élève, une promesse électorale de la Coalition avenir Québec, les « travaux sont en cours ».

« Notre volonté est de faire du Protecteur de l’élève une institution indépendante du réseau scolaire, qui aura les ressources nécessaires pour traiter efficacement les plaintes reçues provenant des réseaux public et privé », a mentionné Francis Bouchard.

La mise sur pied de cette institution est réclamée depuis plusieurs années par des parents d’élèves et des acteurs du milieu de l’éducation. La demande a été ramenée à l’avant-plan à la suite des événements survenus au Séminaire des Pères Maristes.

Avec la collaboration d’Alexandra Duval

Québec

Justice et faits divers