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Jeux de la Francophonie : 5 démissions au conseil d’administration

Un coureur sur le point de s'élancer.

Des démissions ont été annoncées au sein du conseil administratif des Jeux de la Francophonie.

Photo : iStock

Radio-Canada

Cinq membres du conseil d'administration des Jeux de la Francophonie de Moncton-Dieppe en 2021 ont remis leur démission mercredi, quelques jours après que Radio-Canada a révélé l'explosion du budget pour ces jeux.

Le conseil d'administration du Comité national organisateur des IXes Jeux de la Francophonie de 2021 compte 11 membres, dont 5 nommés par la province, 4 par le gouvernement fédéral, 1 par la Ville de Moncton et 1 par la Ville de Dieppe.

Les cinq membres qui ont annoncé leur démission mercredi sont ceux qui avaient été nommés par le Nouveau-Brunswick, en novembre 2017.

Linda Schofield, vice-présidente du conseil d'administration, a annoncé sa démission mercredi matin. Elle assure avoir pris cette décision pour des raisons personnelles.

Les quatre autres membres ont annoncé leur démission ensemble, en fin d'après-midi :

  • Éric Mathieu Doucet, président
  • Mirelle Cyr
  • Éric Cormier
  • Kim Rayworth

Au cours des derniers jours, nous avons assisté à une série de reportages médiatiques et réactions publiques entourant le plan d'affaires proposé pour les Jeux de la Francophonie de 2021 qui ont suscité une controverse malheureuse entourant la planification et la livraison des Jeux, peut-on lire dans le communiqué publié vers 17 h mercredi. Cette ombre empêche de voir la véritable histoire que sont les avantages et les importantes opportunités que ces Jeux pourraient apporter à notre région et à notre province.

Ces membres demeurent convaincus d'avoir fait le travail qui nous a été demandé, soit de développer un plan d'affaires visant à organiser des Jeux à la hauteur des autres Jeux de la Francophonie et des grands événements internationaux.

Nous souhaitons que ces démissions permettront aux partenaires de revenir à la table des négociations dans un climat médiatique et politique plus sain, concluent-ils.

De 15 à 19 millions de dollars au moment où la candidature du Nouveau-Brunswick a été acceptée pour les Jeux de 2021 à Moncton-Dieppe, l'estimation de leur coût a atteint 130 millions en 2018, selon les calculs des organisateurs.

Les gouvernements fédéral et provincial réitèrent leur position

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a affirmé mercredi que le gouvernement provincial comptait respecter son engagement, soit d'investir 10 millions de dollars dans les Jeux de la Francophonie de Moncton-Dieppe.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Même son de cloche du côté fédéral, qui s'engage à payer 50 % des coûts. Le gouvernement provincial ne semble pas intéressé à dépasser 10 millions de dollars, explique le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc. Alors nous on mettra 10 millions de dollars. Ça nous amène à 20 millions. J'ai compris que c'est beaucoup beaucoup moins [que ce dont] ils ont besoin.

Il assure toutefois que le gouvernement fédéral est prêt à payer davantage si la province s'y engage aussi. Si le gouvernement provincial accepte sa responsabilité et augmente sa contribution, évidemment on va augmenter la contribution fédérale en conséquence.

Le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, à la Chambre des communes Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dominic LeBlanc, le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Nouveau-Brunswick

Politique