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L’Unité des enquêtes spéciales incapable d’identifier un policier « criminel »

Un camion de l'Unité des enquêtes spéciales
Un camion de l'Unité des enquêtes spéciales Photo: ICI Radio-Canada/Jean-Sébastien Marier
Radio-Canada

Un policier de Toronto a donné un coup de pied au visage d'un suspect, fracturant son nez durant une arrestation musclée. Même si l'Unité des enquêtes spéciales (UES) croit qu'il s'agit d'un acte criminel, aucune accusation ne sera portée, parce que les enquêteurs n'ont pas réussi à trouver qui était coupable de l'acte.

Selon le directeur de l’UES, Tony Loparco, un acte criminel a été commis.

Cependant, bien qu'ils aient parlé à 36 policiers qui étaient sur place lors de l’événement, les enquêteurs de l'UES n’ont pas réussi à identifier le policier qui a commis les voies de fait.

Un étudiant universitaire de 24 ans contre qui un mandat d’arrêt avait été lancé – il aurait vendu de la drogue à un policier en civil – a été blessé lorsqu’une équipe de la police de Toronto est « entrée de manière dynamique » dans son appartement du quartier North York dans la soirée du 23 octobre 2017.

Le suspect était dans un corridor à l’arrivée des policiers. Ceux-ci lui ont demandé de se coucher par terre. C’est à ce moment qu’il aurait reçu un coup de pied de la part d’un policier.

« Même si nous avons toutes les raisons de croire que le policier a commis un acte criminel, je suis dans l’incapacité d’identifier quel policier a commis l’acte reproché », écrit M. Loparco dans son rapport.

« L'allégation semble crédible et la blessure du plaignant reste autrement inexpliquée. »

La famille du plaignant n'a pas vu le coup de pied

Le dossier de l'hôpital montre que le plaignant a subi plusieurs fractures au nez.

Plusieurs membres de la famille de la victime étaient présents au moment de l'arrestation, mais ont dit à l'UES qu'ils n'avaient pas vu le coup de pied parce que les policiers criaient et braquaient sur eux leurs armes à feu.

M. Loparco ajoute que les policiers portaient tous le même uniforme et avaient le visage couvert au moment de l'incident.

Avec les informations de CBC News

Toronto

Forces de l'ordre