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« C’est sûr que ça n’a pas été une année facile », admet le chef bloquiste par intérim

Mario Beaulieu, entouré par plusieurs députés du Bloc québécois.
Mario Beaulieu, chef du Bloc québécois par intérim, a présenté le bilan de la session parlementaire de son parti, mercredi, à Ottawa. À gauche, le leader parlementaire du Bloc, Luc Thériault. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Au terme d'une année parlementaire marquée par des divisions sans précédent engendrées par le leadership de son ex-cheffe Martine Ouellet, le Bloc québécois dit présenter un front uni et demande aux Québécois de lui donner plus de sièges pour défendre leurs intérêts à Ottawa.

« C’est sûr que ça n’a pas été une année facile, mais depuis septembre, on est réunifiés », a soutenu le chef bloquiste par intérim, Mario Beaulieu, en procédant au bilan parlementaire de son parti.

« Malgré tout ce qui est arrivé, notre dernière session a probablement été une des meilleures sessions du Bloc québécois. […] Ce qui est important, au moins, c’est que le Bloc sonne l’alarme » dans de nombreux dossiers, a-t-il aussi plaidé.

Pour le Bloc québécois, la session a été marquée par la réunification. Nous sommes de retour à 10. Et c’est un euphémisme de dire que ça prend au moins 10 députés pour défendre les intérêts nationaux du Québec.

Mario Beaulieu, chef intérimaire du Bloc québécois

À coup de motions ou de projets de loi, le Bloc québécois défend mieux les intérêts du Québec que les 40 libéraux élus dans la province, dit M. Beaulieu, et fait du coup la promotion de l’indépendance.

Parmi les dossiers qui ont retenu l'attention du Bloc, il a évoqué :

  • la défense des agriculteurs du Québec qui réclament une pleine compensation pour les brèches dans le système de gestion de l’offre qui ont été faites dans les trois derniers accords commerciaux signés par le Canada;
  • les transferts en santé, qui continuent de diminuer sous le gouvernement Trudeau, comme cela était le cas sous le gouvernement Harper;
  • la compensation de 300 millions de dollars que réclame le gouvernement du Québec pour les frais engendrés par l’afflux de demandeurs d’asile accueillis sur son territoire.

Le leader parlementaire du Bloc, Luc Thériault, a aussi vanté l’action de son parti à la Chambre des communes, tout en admettant qu’il a peu de moyens à sa disposition à l’heure actuelle.

« Donnez-moi 25-30 députés […], vous allez voir que ça va brasser la cage autrement. Et c’est là que notre utilité va être exponentielle », a-t-il plaidé, à quelques mois des prochaines élections fédérales, l’automne prochain.

Présentement, on n’est pas un parti reconnu, et par moment ça paraît énormément. Donnez-moi huit questions par période de questions; vous allez voir que ça va brasser la cage, et les Québécois vont être beaucoup mieux défendus à Ottawa.

Luc Thériault, leader parlementaire du Bloc québécois

M. Beaulieu a aussi invité les Québécois à « envoyer un message » au reste du pays en élisant des députés bloquistes lors du prochain scrutin.

Le Bloc québécois sera dirigé par un nouveau chef lors des prochaines élections. La période de mise en candidature pour la course à la direction a été fixée au 15 janvier.

Jusqu'à nouvel ordre, l'ex-ministre péquiste Yves-François Blanchet est le seul candidat sur les rangs. Si d'autres candidats devaient se manifester, le chef serait choisi le 24 février.

L'évasion fiscale et l'environnement au sommet des préoccupations du NPD

En début d'après-midi, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh a profité de son bilan de fin de session pour accuser le gouvernement Trudeau de ne pas venir en aide aux gens qui sont dans le besoin, notamment les travailleurs qui vont perdre ou qui sont menacés de perdre leur emploi.

Dans ce dossier comme dans d'autres, le gouvernement n'offre trop souvent que de « bons mots » à la population, mais pas « d'actions concrètes », a-t-il dit.

M. Singh a aussi soutenu que le gouvernement jouait au père Noël avec les grandes sociétés, à qui il distribue des milliards de dollars, tout en agissant comme le désagréable Scrooge du conte de Dickens avec les citoyens ordinaires qu'il dit défendre.

Il a pourfendu l'inaction du gouvernement en matière de lutte contre l'évasion fiscale, un enjeu mis en évidence par le scandale des Panama Papers, et a dénoncé le fait que l'Agence du revenu du Canada applique différemment la Loi sur l'impôt sur le revenu selon les diverses catégories de contribuables.

M. Singh a également critiqué Justin Trudeau pour son inaction en matière de lutte contre les changements climatiques. Le bilan environnemental du Canada est l'un des pires parmi les grandes économies du monde, a-t-il dénoncé.

Au sujet de son parti, le chef néo-démocrate a dit être fier que sa formation ait pu faire adopter une motion pour combattre la pollution des milieux marins par le plastique.

Il a aussi souligné le travail de son député Roméo Saganash, qui a réussi à faire adopter à la Chambre des communes un projet de loi visant à harmoniser les lois canadiennes avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

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